Les plaintes répétées des riverains de Diamaguène et de Cité Niakh ont conduit les autorités à intervenir dans un bar suspecté d'être un lieu de débauche et de prostitution. L'établissement, connu sous le nom de « Chez Touty », faisait l'objet de dénonciations depuis plusieurs semaines, accusant le lieu d'être devenu une maison close fréquentée par des ressortissants étrangers.
Selon les témoignages, un système bien organisé était en place. Des travailleuses du sexe étaient proposées aux clients, et un local était mis à leur disposition pour leurs activités sexuelles. Les occupants du bar étaient également soupçonnés de consommer de la drogue, aggravant ainsi le sentiment d'insécurité dans le voisinage.
Les éléments de la Brigade de recherches ont reçu pour mission de vérifier ces faits et d'interpeller les individus impliqués. Les investigations ont rapidement confirmé les dénonciations, et une opération a été montée. À l'issue de cette descente, les enquêteurs ont ramené neuf personnes en garde à vue.
Huit femmes nigérianes, âgées de 23 à 31 ans et résidant dans les quartiers de Diamaguène et Cité Niakh, ont été interpellées pour prostitution. Elles fréquentaient régulièrement le bar « Chez Touty » pour racoler les clients. À leurs côtés, E. Diatta, âgé de 30 ans, vigile et gérant du bar, ainsi qu'A. Goudiaby, caissière de 33 ans et fille de la propriétaire, ont été arrêtés pour proxénétisme et incitation à la débauche.
L'enquête se poursuit afin d'identifier l'ampleur exacte du réseau et de trouver d'éventuels autres complices. Les suspects sont actuellement interrogés et font l'objet d'une procédure judiciaire pour incitation à la débauche, racolage, séjour irrégulier et proxénétisme.
Cette affaire met en lumière les défis liés à la sécurité et à la lutte contre la prostitution et le proxénétisme dans les quartiers de Diamaguène et Cité Niakh. Les autorités locales, en collaboration avec les services de police, s'efforcent de maintenir l'ordre et de protéger les résidents face à ces activités illégales.