Développement local en Côte d'Ivoire : le plaidoyer pour une implication accrue des cadres régionaux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Développement local en Côte d'Ivoire : le plaidoyer pour une implication accrue des cadres régionaux

Le développement des régions ivoiriennes ne peut reposer exclusivement sur l'action de l'État central. À travers l'exemple de Mankono, dans la région du Béré, le politologue Franck Ettien souligne l'impératif pour les élus et cadres locaux de s'investir concrètement dans la transformation de leurs terroirs, loin des querelles de positionnement politique.

L'évolution tangible de Mankono depuis 2011

Longtemps décrite comme une localité en marge du dynamisme national, Mankono a amorcé une mutation significative depuis 2011. Selon l'analyse de Franck Ettien, l'attention accrue de l'État s'est traduite par des avancées visibles dans des secteurs clés tels que l'éducation, l'accès à l'eau et à l'électricité, ainsi que le renforcement des infrastructures de sécurité. Cette présence étatique a permis à la ville de sortir d'une forme d'immobilisme historique, offrant aux populations de nouvelles perspectives de développement socio-économique.

La responsabilité des cadres face aux besoins locaux

Si l'État constitue le moteur de ces investissements, le politologue insiste sur le rôle crucial des élus locaux, des cadres et de la diaspora. Pour Franck Ettien, ces acteurs doivent agir comme des auxiliaires indispensables, capables d'identifier les besoins réels des populations et de suivre rigoureusement l'exécution des projets publics. Il déplore toutefois une tendance chez certains responsables à privilégier des conflits d'influence au détriment de l'intérêt général, freinant ainsi la dynamique de transformation régionale.

Le défi de la cohésion pour le développement

Le débat autour de la réalisation d'infrastructures, comme le bitumage de l'axe Dianra-Mankono, illustre les tensions entre les autorités locales et d'autres cadres influents. Ces oppositions, souvent nourries par des campagnes de dénigrement, sont perçues comme un obstacle majeur à l'efficacité de l'action publique. L'enjeu, selon l'observateur, est de dépasser ces luttes intestines pour instaurer une culture de la redevabilité. L'engagement des filles et fils de la région, au-delà des mandats électifs, apparaît comme une condition sine qua non pour amplifier les acquis et garantir une croissance durable au bénéfice des citoyens.

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