La police de Cross River a arrêté deux hommes pour une tentative de viol sur une fillette de 12 ans à Calabar, dans un contexte où l’État renforce la répression contre les violences sexuelles sur mineurs.
Des accusations graves et des dénis
Moris Monday, 68 ans, et Asuquo Effiom, 70 ans, ont été interpellés dimanche après qu’une plainte ait été déposée par le père de la victime. Selon les allégations, Monday, cordonnier, aurait attiré la fillette dans sa chambre à deux reprises, les 13 et 14 août, avant de tenter de la violer. Effiom, quant à lui, est accusé d’une tentative similaire le 22 août. Les deux hommes ont été retrouvés par les forces de l’ordre dans la zone de Hokins Road, où des membres de la communauté les avaient déjà appréhendés avant leur transfert en garde à vue.
Interrogés par les enquêteurs, les suspects ont nié les faits. La jeune fille a été dirigée vers un centre médical pour un examen, tandis que l’affaire a été transmise au département d’enquête criminelle de l’État pour des investigations approfondies et des suites judiciaires.
Un État sous pression judiciaire
Ces arrestations surviennent alors que Cross River multiplie les condamnations sévères contre les violences sexuelles sur enfants. En juin, un tribunal de Calabar a condamné Endurance Sandy, 41 ans, à la prison à perpétuité pour le viol d’une fillette de 11 ans, un dossier remontant à 2021. En mai, Edidiong Nyojole, 27 ans, a écopé de la même peine pour le viol d’une adolescente de 13 ans, assortie d’une amende de 1 million de nairas à verser à la victime. En avril, Imeh Sunday, 46 ans, a également été condamné à la perpétuité pour le viol de sa propre fille, après que les preuves présentées par l’accusation aient été jugées accablantes.
Une réponse systémique face à l’urgence
Ces affaires illustrent une volonté affichée des autorités judiciaires de Cross River de sanctionner avec fermeté les crimes sexuels impliquant des mineurs. Les condamnations récentes, parmi les plus lourdes prévues par la loi nigériane, reflètent une réponse pénale renforcée, bien que le phénomène des violences sexuelles reste un défi majeur dans la région. La prise en charge médicale de la victime et le suivi judiciaire de l’affaire pourraient, à terme, servir de référence pour d’autres dossiers similaires.