Deux gardiens de la BOGISS jugés pour avoir séduit et abusé d'une élève de 14 ans contre des faveurs

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 39 lectures
Deux gardiens de la BOGISS jugés pour avoir séduit et abusé d'une élève de 14 ans contre des faveurs

Deux gardiens de l’établissement Bolgatanga Girls’ Senior High (BOGISS) sont jugés pour avoir exploité une élève de 14 ans, en échange de nourriture, d’une aide financière et d’un téléphone portable, soulevant d’importantes questions de sécurité scolaire et de protection de l’enfance au Ghana.

Accusations et procédure judiciaire

Les deux agents de sécurité, Adams Nyaaba Iddrisu, âgé de 72 ans, et Elvis Adongo, 38 ans, sont poursuivis pour défloration, infraction prévue à l’article 101 du Criminal and Other Offences Act de 1960. Le procès s’est tenu devant la Cour de circuit de Bolgatanga le 2 septembre 2026, sous la présidence du juge Sumaila Nbache Ahmadu. Les deux prévenus ont obtenu une libération sous caution de 100 000 GH¢ chacun.

Déroulement des faits et découverte de l’affaire

Selon le parquet, la victime, une élève de première année en internat présentant des besoins éducatifs particuliers, aurait été approchée à plusieurs reprises entre juin et juillet 2026. Les gardiens auraient exploité sa vulnérabilité en lui offrant de la nourriture, une aide financière et un téléphone mobile de marque Itel, qu’elle a ensuite été retrouvée en possession. Les abus auraient eu lieu dans la salle de sécurité de l’école, derrière la cantine et dans une salle de classe du bloc Unity, après les cours du soir. L’affaire a été signalée à la police le 23 juillet 2026 par Celestina Atuora, responsable adjointe des affaires domestiques de l’établissement.

Enjeux pour la protection des élèves et le système éducatif ghanéen

Ce dossier met en lumière les failles de la surveillance au sein des internats ghanéens, où le personnel de sécurité joue un rôle clé dans la sécurité quotidienne des élèves. La loi ghanéenne prévoit des peines sévères pour le délit de défloration, mais la mise en œuvre dépend largement de la capacité des institutions scolaires à détecter et signaler rapidement les abus. Le cas de la BOGISS pourrait inciter le ministère de l’Éducation à réviser les protocoles de contrôle d’accès, à renforcer la formation du personnel encadrant et à instaurer des mécanismes de signalement plus accessibles pour les élèves en situation de vulnérabilité. Par ailleurs, la visibilité de l’affaire dans les médias nationaux alerte la société civile sur la nécessité d’une meilleure protection des droits des enfants et d’un soutien psychologique adapté aux victimes d’abus sexuels.

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