Le député de l’opposition Patricia Appiagyei a demandé à la Première Dame Lordina Mahama et à la Vice‑Présidente Prof. Jane Naana Opoku‑Agyemang d’intervenir dans la détention de Salomey Awiti Baffoe, infirmière senior accusée d’avoir participé à la diffusion du compte TikTok « Ghana Jollof ». Le refus du tribunal de lui accorder la libération sous caution le 24 septembre a ravivé les débats sur les droits des femmes et le traitement judiciaire des affaires liées aux réseaux sociaux au Ghana.
Refus de la mise en liberté sous caution
Le haut tribunal a rejeté la demande de mise en liberté de Mme Baffoe, invoquant la nature cybernétique de l’enquête et le risque d’influence sur les témoins. Le juge a également ordonné aux autorités républicaines d’accélérer les investigations. Cette décision maintient la garde à vue de l’infirmière, mère de trois enfants, pendant que les investigations se poursuivent.
Accusations de diffusion de fausses nouvelles
Salomey Awiti Baffoe est poursuivie pour « complicité à la publication de fausses nouvelles ». Les procureurs estiment qu’elle aurait aidé Barbara Asantewaa Kodua, identifiée comme l’opératrice du compte TikTok Ghana Jollof, à diffuser des vidéos et à recruter d’autres utilisateurs pour relayer le contenu. Des transactions financières entre les deux femmes ont également été mises en évidence, renforçant les accusations de collaboration.
Défense et arguments humanitaires
L’avocat de la défense, Nana Agyei Baffour Awuah, a rappelé la présomption d’innocence inscrite dans la Constitution ghanéenne et a souligné les conséquences familiales de la détention. L’un des enfants de Mme Baffoe doit prochainement entrer au lycée, et son absence prolongée compromettrait son parcours scolaire. Le cabinet de défense a donc plaidé pour une libération conditionnelle afin de préserver le droit à l’éducation de l’enfant.
Appel politique aux dirigeantes féminines
Patricia Appiagyei a dénoncé « l’utilisation des femmes contre d’autres femmes » et a mis en avant la vulnérabilité des mères célibataires au Ghana. Elle a exhorté la Première Dame et la Vice‑Présidente à intervenir, arguant que la détention de Mme Baffoe crée une charge disproportionnée sur une famille déjà fragile. L’appel vise à rappeler aux autorités que la justice doit tenir compte des impacts sociaux, notamment sur les enfants et les femmes en situation de monoparentalité.