Le mardi 22 septembre 2026, des tirs ont éclaté sur le terrain de football de l’Institut Tibanga à Drodro, dans le territoire de Djugu (province de l’Ituri). Des miliciens affiliés à la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) ont tiré plusieurs coups de feu, provoquant la panique parmi les élèves et le personnel éducatif et interrompant le déroulement normal des cours dans les établissements de Drodro et Largu.
Incidents de tirs sur le terrain de l’Institut Tibanga
Selon des témoins et des sources sécuritaires locales, une trentaine d’éléments armés de la CRP s’est rassemblée sur le terrain de football de l’Institut Tibanga avant que les détonations ne retentissent. Les bruits d’armes à feu ont rapidement été entendus dans les écoles avoisinantes, obligeant les enseignants à évacuer les salles et les élèves à se réfugier à l’extérieur du campus.
Objectifs affichés contre les élèves déplacés
Les miliciens auraient délibérément visé les élèves déplacés, notamment ceux inscrits à l’Institut Tibanga, une école catholique conventionnée. Les tireurs auraient cherché à contraindre ces enfants à abandonner leurs cours pour rejoindre les camps de déplacés de Djangi et Rhoo, dans le but de décourager la poursuite de leur scolarité dans la zone.
Réactions de la société civile et appels aux autorités
Des organisations locales de défense des droits humains ont dénoncé la présence d’hommes armés de la CRP autour de Drodro, Maze et Largu, soulignant que cette escalade fragilise davantage la sécurité d’une région qui connaissait une relative accalmie ces derniers mois. Les acteurs de la société civile ont exigé des forces de sécurité qu’elles interviennent rapidement pour protéger les populations civiles et garantir le retour à la normale des activités éducatives et socio‑économiques.
Implications pour la reprise des activités éducatives dans le Djugu
Les incidents de ce jour risquent de prolonger l’instabilité qui menace la continuité de l’enseignement dans le territoire de Djugu. Si les autorités ne parviennent pas à rétablir un climat de sécurité, les écoles pourraient rester fermées, aggravant les risques de décrochage scolaire parmi les enfants déplacés et compromettant les efforts de reconstruction sociale dans la région.