Des ressortissants ghanéens en Afrique du Sud sollicitent une nouvelle opération de rapatriement d'urgence

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Des ressortissants ghanéens en Afrique du Sud sollicitent une nouvelle opération de rapatriement d'urgence

Face à une situation sécuritaire et économique devenue intenable, des ressortissants ghanéens en Afrique du Sud appellent les autorités de leur pays à rouvrir un couloir d'évacuation volontaire. Malgré la clôture officielle du programme de retour, ces citoyens se retrouvent dans une impasse, privés de ressources et menacés par un climat de tensions xénophobes persistantes.

La fin d'un dispositif jugé insuffisant

Le gouvernement ghanéen a officiellement mis un terme à son opération de rapatriement le 4 septembre dernier, après l'arrivée d'un ultime contingent de 41 personnes. Au total, 1 964 citoyens ont pu regagner le territoire national grâce à ce dispositif. Cependant, cette clôture laisse sur le carreau de nombreux ressortissants qui, bien que volontaires pour le retour, n'ont pas pu finaliser les démarches administratives nécessaires avant la date butoir.

Des obstacles logistiques au cœur du renoncement

Certains candidats au retour expliquent avoir été dissuadés par les conditions d'accueil rapportées au sein des centres de transit. Margaret Amenuvegbe, porte-parole d'un groupe de ressortissants, souligne que la crainte de la promiscuité et le manque d'infrastructures adéquates dans ces centres ont freiné les inscriptions initiales. Ce blocage psychologique et logistique a empêché plusieurs familles, dont des enfants, de bénéficier du premier pont aérien organisé par Accra.

Une précarité exacerbée par les tensions sociales

Pour ceux qui demeurent sur place, la réalité quotidienne est marquée par la perte de leurs emplois et de leurs logements. La recrudescence des actes xénophobes, couplée à des difficultés liées au statut migratoire, rend leur maintien en Afrique du Sud extrêmement périlleux. Mme Amenuvegbe, installée depuis 14 ans dans le pays, témoigne de la violence de cette exclusion, précisant que de nombreux Ghanéens, notamment ceux dépourvus de permis de travail valides, se retrouvent aujourd'hui sans aucune protection sociale ni moyen de subsistance.

L'enjeu d'une réponse diplomatique

L'appel lancé par ces citoyens place le gouvernement ghanéen devant un dilemme logistique et diplomatique. Si les autorités ont estimé avoir rempli leur mission avec le rapatriement de près de 2 000 personnes, la persistance de la détresse de ceux restés sur place pourrait nécessiter une réévaluation de la situation. La demande de réouverture d'une fenêtre d'évacuation souligne l'urgence humanitaire vécue par ces ressortissants, dont le retour dépend désormais d'une nouvelle décision politique d'Accra.

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