Des propriétaires terriens et immobiliers de la zone d'Amrahia Dairy Farms ont manifesté leur colère suite à la destruction brutale de leurs habitations. Face à l'absence de réaction des autorités policières, les victimes ont officiellement déposé une pétition auprès du président John Dramani Mahama pour exiger une enquête et des réparations.
Une opération menée sous escorte armée
Selon les témoignages recueillis, les démolitions ont été exécutées par un groupe d'individus équipés d'engins de chantier, escortés par des forces de l'ordre lourdement armées, notamment avec des fusils d'assaut de type AK-47 et M16. Prosper Rohrmiller, porte-parole des résidents, a dénoncé une intervention soudaine et violente, réalisée alors que les occupants se trouvaient à l'intérieur de leurs domiciles. Les propriétaires affirment que cette opération a été conduite sans aucun mandat judiciaire préalable, bafouant ainsi les procédures légales habituelles en matière d'expulsion ou de saisie foncière.
L'impasse face aux institutions locales
Avant de se tourner vers la présidence, les résidents sinistrés ont tenté d'obtenir justice par les voies administratives et policières classiques. Malgré plusieurs signalements déposés auprès de diverses unités de police, les plaignants déplorent une inertie totale des autorités locales. Ce sentiment d'abandon a poussé les propriétaires à interpeller directement le chef de l'État, estimant que les recours de droit commun n'ont pas permis de faire respecter la loi ni de protéger leurs investissements immobiliers, dont la valeur totale se chiffrerait en millions.
Exigences de justice et de réparation
La pétition adressée au président Mahama vise à obtenir une intervention gouvernementale immédiate pour faire la lumière sur les circonstances exactes de ces démolitions. Les manifestants réclament non seulement une enquête approfondie sur les commanditaires et les exécutants de cette opération, mais exigent également une application stricte du droit. Au-delà de la recherche de responsabilités, les victimes demandent des compensations financières pour les pertes subies, soulignant que ces propriétés avaient été acquises en toute légalité avant d'être détruites sans préavis ni décision de justice.