Au cours des dernières 24 heures, le service des communications administratives du ministère de l’Intérieur a enregistré des précipitations d’intensité variable dans les wilayas du Gorgol, du Brakna et de l’Adrar. Les mesures, exprimées en millimètres, offrent un aperçu détaillé des apports d’eau récents, essentiels pour les activités agricoles et la gestion des ressources hydriques du pays.
Gorgol : des précipitations concentrées autour de M’Bout et Kaédi
Dans la wilaya du Gorgol, les relevés montrent que la moughataa de M’Bout a reçu 20 mm à Hassi Ahmed Taleb et 9 mm à Saliwa 1. La moughataa de Kaédi a enregistré 10 mm à Wouro Boukar, 9 mm à Tokomadi et 4 mm dans la ville de Kaédi même. Ces valeurs indiquent une répartition hétérogène, avec des points de concentration autour de Hassi Ahmed Taleb.
Brakna : des pluies modestes mais réparties dans Boghé, Aleg et Magta‑Lahjar
Dans le Brakna, la moughataa de Boghé a vu tomber 12 mm à Laaleyb Dakhlani, 8 mm à Leboudou, 8 mm à Dar El Barka, 7 mm à Boghé et 2 mm à Cham. La moughataa d’Aleg a enregistré 7 mm tant à Lemden qu’à Boughabra. Enfin, la moughataa de Magta‑Lahjar a noté 12 mm à El Jazira. L’ensemble des mesures reste inférieur à 13 mm, témoignant d’une pluviométrie modérée mais étendue sur plusieurs localités.
Adrar : Atar enregistre le pic de 26 mm, suivi de mesures dans Aoujeft
La wilaya de l’Adrar a présenté la plus forte intensité avec 26 mm à Ain Ahl Taya, située dans la moughataa d’Atar. D’autres points d’Atar ont reçu 20 mm à El Ma’dhar, 12 mm à Toueizegt, 8 mm à Ras Tarf et 8 mm dans la ville même, ainsi que 7 mm à Kseir Torchan et 4 mm à Taouaz. La moughataa d’Aoujeft a enregistré 15 mm à Terjit, 10 mm à M’Hayreth et 7 mm à El Maaden. Le contraste entre le pic de 26 mm et les valeurs plus modestes des autres stations souligne une forte localisation des précipitations.
Implications pour l’agriculture et la gestion de l’eau
Ces données, bien que limitées à une journée, offrent aux décideurs et aux agriculteurs une base pour ajuster les pratiques culturales. Dans le Gorgol, les zones où les précipitations dépassent les 15 mm pourraient bénéficier d’un meilleur approvisionnement en eau pour les cultures de rente, tandis que les zones du Brakna, avec des valeurs inférieures à 13 mm, resteront dépendantes des réserves souterraines. L’Adrar, traditionnellement aride, voit un point de concentration à Atar qui pourrait temporairement recharger les nappes phréatiques locales. Les autorités locales pourront ainsi prioriser les interventions de suivi, comme la surveillance des cours d’eau et la planification de l’irrigation, afin de maximiser l’impact positif de ces pluies tout en anticipant d’éventuelles périodes de sécheresse.