Le Kremlin, l'Ukraine et les États‑Unis ont confirmé la tenue de nouvelles négociations trilatérales à Abou Dabi, prévues pour la première moitié de novembre 2026. Ces pourparlers, qui reprennent après une interruption depuis le début de l'année, visent à relancer les discussions sur un accord de sécurité durable pour mettre fin à la guerre en Ukraine, qui entre dans sa cinquième année.
Annonce du Kremlin et calendrier des pourparlers
Le porte‑parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré que les discussions, qui se dérouleront sous forme trilatérale, sont « planifiées pour la première moitié de novembre à Abou Dabi ». Cette décision fait suite à la rencontre de la semaine précédente à Saint‑Pétersbourg entre le président Vladimir Poutine et l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui avait permis de rétablir la volonté des deux parties de reprendre le dialogue après plusieurs mois de blocage.
Réactions de l’Ukraine et des États‑Unis
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé sur le réseau X que la réunion de novembre était bien prévue, appelant à une mobilisation collective avec les partenaires américains, européens et africains pour assurer la tenue de ces rencontres. De son côté, l’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, a intensifié ses efforts diplomatiques : Witkoff a d’abord rencontré Zelensky et des dirigeants européens à Oslo, avant de se rendre à Moscou pour dialoguer avec Poutine. À l’issue de ces entretiens, Kyiv et Moscou ont exprimé leur disponibilité à reprendre les pourparlers directs sous la médiation de Washington.
Enjeux et attentes pour un accord de paix
Lors d’une interview télévisée, le président russe a indiqué que les discussions se concentreront sur les « dispositions de sécurité d’un accord de paix final », excluant la perspective d’une simple trêve temporaire. La Russie a suggéré que les pourparlers puissent se tenir aux alentours du 10 novembre, tandis que Zelensky a insisté pour que les négociations débutent « le plus tôt possible ». Ces échanges interviennent alors que le conflit continue de peser lourdement sur les économies et les sociétés des deux pays, ainsi que sur la stabilité régionale et internationale.