Plusieurs ressortissants algériens ont été empêchés d'embarquer sur des vols de la compagnie Air France à destination du Maroc ces derniers jours. Cette mesure, qui touche également des voyageurs en transit, impose désormais la présentation d'un titre de séjour marocain valide pour autoriser le déplacement.
Une instruction interne appliquée depuis le 16 septembre
Selon des informations relayées par la presse locale, une directive interne aurait été transmise aux équipes d'assistance en escale, notamment celles de Swissport opérant à Alger et à Oran. Depuis le 16 septembre 2026, les agents auraient reçu pour consigne de vérifier systématiquement la détention d'une carte de séjour marocaine en cours de validité pour tout passager de nationalité algérienne se rendant au Maroc. Cette exigence, appliquée de manière stricte, entraîne un refus d'embarquement immédiat pour ceux qui ne sont pas en mesure de présenter ce document spécifique.
L'incompréhension face à une exigence inédite
Les voyageurs concernés, qui affirment pourtant être en possession de tous les documents de voyage réglementaires, expriment une vive incompréhension face à ce blocage. La compagnie aérienne justifie cette décision par l'absence de justificatif de résidence émis par les autorités marocaines. Toutefois, aucune communication officielle n'a été émise pour clarifier la base réglementaire de cette nouvelle procédure. Ce manque de transparence alimente les critiques, certains observateurs dénonçant une mesure discriminatoire qui semble cibler spécifiquement une nationalité, sans fondement apparent dans les règles internationales régissant le transport aérien commercial.
Un impact direct sur la mobilité des voyageurs
La situation affecte non seulement les passagers au départ d'Algérie, mais également ceux effectuant des escales dans des aéroports français. Le blocage, intervenant directement au comptoir d'enregistrement, interrompt brutalement les déplacements prévus. Cette nouvelle pratique, qui semble s'appliquer à l'ensemble des liaisons opérées par Air France vers le territoire marocain, soulève des questions sur les critères de sélection appliqués par le transporteur. L'absence de cadre officiel rend la situation particulièrement complexe pour les passagers, qui se retrouvent dans l'impossibilité de poursuivre leur trajet malgré la validité de leurs titres de voyage habituels.