Des milliers de citoyens ont investi les rues de plusieurs capitales européennes pour marquer le troisième anniversaire du début du conflit à Gaza. Ces mobilisations, qui se sont déroulées notamment à Londres, Berlin, Rome et Varsovie, soulignent la persistance d'une forte pression de l'opinion publique européenne face à la poursuite des opérations militaires israéliennes.
Une mobilisation européenne pour un cessez-le-feu durable
À Londres, les manifestants ont convergé vers le Parlement pour réclamer des sanctions complètes contre Israël, dénonçant un conflit qui, malgré l'annonce d'une trêve il y a un an, continue de faire des victimes quotidiennes. Selon les données du ministère de la Santé de Gaza, environ 1 450 Palestiniens ont péri depuis l'entrée en vigueur de cet accord théorique. Au total, depuis octobre 2023, le bilan humain s'élève à plus de 74 200 morts, accompagné d'une destruction quasi totale des infrastructures du territoire.
Tensions et encadrement policier à Londres
La manifestation londonienne a été marquée par une présence policière stricte. Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs interpellations, visant notamment des individus arborant des symboles liés à des organisations proscrites par la législation britannique. La police métropolitaine avait préalablement averti qu'elle ferait usage de ses pouvoirs de maintien de l'ordre pour interdire les dissimulations faciales, affichant une politique de tolérance zéro face aux comportements qualifiés de crimes de haine.
Critiques des politiques d'exportation d'armes
À Berlin, environ 3 500 personnes ont pris part à un cortège organisé par le collectif « United for Palestine ». Au-delà de l'appel à la paix, les slogans ont ciblé directement les politiques gouvernementales allemandes, critiquant les exportations d'armes et le soutien militaire historique apporté à Israël. Des revendications similaires ont été portées à Rome et Varsovie, où les participants ont exhorté leurs gouvernements respectifs à reconsidérer leurs liens diplomatiques et militaires avec l'État hébreu, réclamant une action internationale plus ferme pour mettre un terme définitif aux bombardements.