Des microrobots magnétiques promettent d'éliminer les microplastiques dans l'eau et les sols

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Des microrobots magnétiques promettent d'éliminer les microplastiques dans l'eau et les sols

Une équipe de l'Université technique d'Ostrava a mis au point une technologie innovante utilisant des essaims de microrobots pour dépolluer les milieux aquatiques et terrestres. Ces dispositifs, dépourvus de moteur et de batterie, parviennent à extraire jusqu'à 94 % des microplastiques en conditions de laboratoire.

Une technologie basée sur le mouvement magnétique

Ces microrobots ne sont pas des machines conventionnelles, mais des grains de MXène, un matériau feuilleté sur lequel sont fixées des nanoparticules de nickel. Leur fonctionnement repose sur un champ magnétique externe qui induit un mouvement de rotation, permettant aux robots de se déplacer et de créer des tourbillons. Cette dynamique favorise la capture des particules plastiques par attraction électrostatique, une méthode nettement plus efficace que les solutions passives qui se contentent de filtrer les éléments en suspension.

Performance en milieu aqueux et terrestre

L'efficacité de ces essaims a été démontrée lors d'essais en éprouvette. Dans l'eau, ils capturent 94 % du polystyrène et près de 90 % du PET. Leur capacité à agir dans les sols constitue une avancée majeure, car ils parviennent à déloger les fragments de plastique coincés entre les agrégats minéraux grâce à des forces de cisaillement générées par leur rotation collective. Cette capacité à « aller chercher » la pollution là où les filtres classiques échouent représente un atout technique significatif.

Les défis de la toxicité et du déploiement industriel

Malgré ces résultats prometteurs, la technologie fait face à des obstacles majeurs avant toute application réelle. La présence de nickel, potentiellement toxique pour les micro-organismes et les plantes en cas de corrosion ou de perte, soulève des inquiétudes environnementales. Les chercheurs soulignent la nécessité de remplacer ces matériaux par des alternatives moins agressives. Par conséquent, l'usage de ces essaims est pour l'instant envisagé uniquement dans des environnements clos, tels que les stations d'épuration ou les sites de traitement des terres excavées, afin de répondre aux nouvelles réglementations industrielles sur la gestion des rejets plastiques.

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