Une équipe de jeunes chercheurs sud-africains a remporté un programme international dédié à la durabilité hydrique, proposant des solutions concrètes pour réduire les pertes d’eau et impliquer les communautés locales.
Un programme international primé pour des solutions locales
En 2026, le Wetskills South Africa, un atelier d’innovation axé sur la durabilité de l’eau, a récompensé une équipe de jeunes scientifiques et entrepreneurs pour leurs projets visant à atténuer la crise hydrique du pays. Leur approche combine technologie et mobilisation citoyenne, ciblant notamment le problème de l’eau non facturée, qui représente une part majeure des pertes en Afrique du Sud.
L’eau non facturée : un défi structurel et économique
Le pays perd chaque année des millions de mètres cubes d’eau traitée en raison de fuites, d’infrastructures vieillissantes et de connexions illégales. Les solutions proposées par les lauréats incluent des systèmes de surveillance en temps réel des réseaux, des protocoles de maintenance préventive et des outils de détection des anomalies. Ces innovations pourraient réduire significativement les coûts opérationnels des municipalités tout en sécurisant l’approvisionnement pour les populations.
Bongiwe Mabhena : former les jeunes à devenir des sentinelles de l’eau
Parmi les membres de l’équipe primée figure Bongiwe Mabhena, étudiante en master de chimie à l’université Sol Plaatje. Son projet se concentre sur le monitoring de la qualité des eaux usées et leur traitement. Elle souligne l’importance de l’implication des jeunes chômeurs dans la gestion de l’eau : « Grâce à un partenariat avec la plateforme YOMA, ces jeunes seront formés pour devenir des ambassadeurs de l’eau. Ils éduqueront les communautés, signaleront les fuites, les branchements illégaux et les actes de vandalisme, tout en assurant un suivi rigoureux des progrès. » Cette démarche vise à renforcer la responsabilité collective et à créer des emplois dans un secteur stratégique.
Vers une gestion participative et durable ?
Les initiatives portées par ces jeunes innovateurs pourraient inspirer une refonte des politiques publiques en matière de gestion de l’eau. Leur approche, à la fois technologique et communautaire, offre un modèle reproductible pour d’autres régions africaines confrontées à des défis similaires. Une piste à suivre pour les décideurs, alors que le pays cherche à concilier croissance démographique et préservation des ressources hydriques.