Des frappes aériennes israéliennes ont fait au moins trois victimes à Gaza samedi, parmi lesquelles Basir Al‑Bursh, fils du directeur général du ministère de la Santé de la bande, rappelant la vulnérabilité des civils dans le conflit en cours.
Mort du fils du responsable sanitaire à proximité du camp de réfugiés de Jabalia
Un bombardement près du camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de Gaza, a tué Basir Al‑Bursh. Ce dernier était le fils de Munir Al‑Bursh, qui dirige le ministère de la Santé palestinien. Les services médicaux et les proches ont confirmé le décès, tandis que l’armée israélienne a indiqué avoir visé plusieurs militants, dont Basir, sans fournir de précisions supplémentaires.
Réactions familiales et symboliques
Munir Al‑Bursh, qui avait déjà perdu une fille lors d’une frappe en décembre 2023 et avait été blessé à cette occasion, a été filmé transportant le corps de son fils enveloppé dans une couverture. Dans la vidéo, il évoque la possibilité d’une mort partagée avec son père, exprimant une résignation religieuse face à la violence. Le corps a été acheminé à l’hôpital Al Shifa, où des proches sont venus rendre hommage.
Autres victimes et ciblage déclaré
Parallèlement, une attaque a fait un mort à Shejaia, à l’est de la ville de Gaza, et une autre a percuté un véhicule dans le quartier Sheikh Radwan, entraînant la mort d’une personne. Les autorités de la défense civile et les équipes médicales ont confirmé ces pertes, portant le bilan du jour à trois morts. L’armée israélienne a affirmé que le strike de Sheikh Radwan visait un combattant du Hamas, bien que les détails restent limités.
Contexte humanitaire et diplomatique
Depuis le déclenchement de l’offensive israélienne en réponse aux attaques du Hamas en octobre 2023, les autorités palestiniennes estiment à plus de 73 000 le nombre de morts, dont la majorité sont des civils. Un cesse‑feu négocié par les États‑Unis l’an dernier, censé conduire à la reconstruction et à un désarmement du Hamas, n’a pas encore abouti à des avancées concrètes. Depuis son entrée en vigueur, plus de 1 300 Palestiniens, principalement des civils, ont été tués, tandis que l’armée israélienne rapporte la mort de quatre soldats.