D'anciens joueurs de renom, dont les champions du monde Emmanuel Petit et Mikael Silvestre, ont publiquement réclamé un changement à la tête de la FIFA. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions autour de la gestion de l'instance mondiale, marquée par des tentatives controversées d'ouverture du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Une critique frontale de la gestion actuelle
Aux côtés d'Olivier Dacourt, Emmanuel Petit et Mikael Silvestre ont exprimé leur désaccord avec la direction actuelle de la FIFA via les réseaux sociaux. Selon ces anciens internationaux français, l'exercice du pouvoir a altéré la capacité des dirigeants à faire primer l'intérêt du football sur leurs propres objectifs. Ils estiment que le sport s'éloigne progressivement de ses valeurs fondamentales sous l'impulsion de la gouvernance en place, se faisant ainsi l'écho des préoccupations exprimées par une large partie des supporters à travers le monde.
Le projet avorté d'ouverture aux capitaux privés
Bien que les anciens joueurs n'aient pas explicitement nommé le président Gianni Infantino dans leurs déclarations, leur critique vise directement les orientations stratégiques portées par ce dernier. Au cœur des tensions figure le projet, finalement abandonné cet été, visant à placer les revenus de la Coupe du monde au sein d'une entité commerciale ouverte à des investisseurs privés. Ce plan avait suscité une vive opposition de la part des confédérations européennes, nord-américaines et asiatiques, forçant la FIFA à faire marche arrière.
Un climat électoral sous haute tension
Malgré ces contestations, Gianni Infantino maintient sa volonté de briguer un nouveau mandat lors de la prochaine élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars prochain à Rabat. Si le président sortant fait face à une fronde d'anciens joueurs influents, il bénéficie par ailleurs de soutiens au sein de la sphère footballistique, à l'instar de l'ancien international camerounais Samuel Eto'o, qui a récemment réaffirmé son appui à la direction actuelle. La période précédant le scrutin s'annonce donc comme une phase charnière pour l'avenir institutionnel de l'organisation.