Face à la montée de la xénophobie, des Congolais en Afrique du Sud réclament un nouveau plan de rapatriement mieux coordonné

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Face à la montée de la xénophobie, des Congolais en Afrique du Sud réclament un nouveau plan de rapatriement mieux coordonné

Des Congolais installés en Afrique du Sud ont exprimé, le 20 août, leur inquiétude face à la recrudescence de violences xénophobes et ont réclamé à Kinshasa une nouvelle opération de rapatriement, estimant que la précédente, qui a renvoyé une centaine de leurs compatriotes, n’a pas été suffisamment communiquée.

Appel à l'aide des Congolais face à la menace xénophobe

Un groupe de ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud a contacté Radio Okapi le jeudi 20 août pour alerter les autorités de Kinshasa sur le risque d’agressions liées à la xénophobie, phénomène qui a été signalé dans plusieurs localités sud-africaines depuis plusieurs mois. Ces citoyens demandent la mise en place d’une nouvelle opération de rapatriement vers la République démocratique du Congo. Ils soulignent également que la dernière initiative, qui a permis le retour d’une centaine de Congolais, n’a pas été suffisamment annoncée ni expliquée aux personnes concernées, créant ainsi un sentiment d’insécurité et d’incertitude.

L'urgence d'une stratégie de retour mieux coordonnée

La demande de rapatriement s’inscrit dans un contexte de tension sociale accrue en Afrique du Sud, où les épisodes de violence xénophobe ont déjà touché des communautés étrangères, affectant la perception de sécurité des migrants. Pour les Congolais, l’absence d’information claire sur la précédente opération de retour a limité leur capacité à prendre des décisions éclairées concernant leur sécurité et leurs projets de vie. Une nouvelle opération, mieux communiquée, pourrait réduire le nombre de personnes exposées à des risques d’agression, tout en allégeant la pression diplomatique entre Kinshasa et Pretoria.

Les défis diplomatiques et sécuritaires à venir

Les prochains développements dépendront de la réaction du gouvernement congolais : il devra décider s’il lance une nouvelle campagne de rapatriement, définir les critères d’éligibilité et assurer une diffusion large des informations auprès des communautés concernées. Parallèlement, les autorités sud-africaines seront attendues sur leurs mesures de prévention des violences xénophobes et sur la protection des ressortissants étrangers. Le suivi de ces deux axes – la mise en œuvre d’un nouveau plan de retour et la réponse sécuritaire en Afrique du Sud – déterminera l’évolution de la situation pour les Congolais résidant dans le pays.

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