Réunis à Nairobi lors du congrès « Notre terre, notre nature », des représentants de peuples autochtones venus de trois continents ont formulé une exigence commune : la reconnaissance de leur rôle central dans la préservation des écosystèmes. Ce plaidoyer appelle à une rupture avec les modèles de gestion environnementale qui excluent les populations locales de leurs terres ancestrales.
Une convergence internationale pour la souveraineté foncière
Du 21 au 25 septembre, la capitale kényane a accueilli une soixantaine de délégués issus d'Afrique, d'Asie, ainsi que d'Amérique latine et du Nord. Cette rencontre visait à créer un espace de dialogue sur les luttes foncières et les stratégies de résistance face aux pressions exercées sur leurs territoires. Au cœur des échanges, la volonté de transformer les paradigmes actuels de protection de la nature, souvent perçus comme déconnectés des réalités humaines et culturelles des communautés autochtones.
Repenser les modèles de conservation environnementale
La déclaration finale adoptée à l'issue de cet événement souligne une urgence politique : celle de repenser les méthodes de préservation de la biodiversité. Les participants soutiennent que la protection de l'environnement ne peut être efficace sans une restitution effective du contrôle des terres aux peuples qui les habitent depuis des générations. Ce changement de cap vise à intégrer les savoirs ancestraux dans les politiques publiques de gestion des ressources naturelles.
L'enjeu de l'accès à la terre comme levier de survie
Pour ces communautés, l'accès à la terre n'est pas seulement une question de propriété, mais une condition sine qua non à la pérennité de leurs modes de vie. En réclamant le droit de « reprendre la main » sur leurs espaces de vie, les représentants autochtones cherchent à sécuriser leur avenir face aux menaces extérieures. Cette déclaration commune marque une étape dans la structuration d'un mouvement mondial qui entend peser davantage sur les décisions internationales en matière de gouvernance territoriale et de justice environnementale.