Des clients de la société d’investissement Gold Coast Fund Management prévoient une mobilisation publique à Accra le 1er septembre 2026 pour contraindre le gouvernement à libérer leurs fonds gelés depuis plusieurs années. L’action, orchestrée par le collectif des clients lésés, se terminera par la remise d’une pétition au président John Dramani Mahama à Jubilee House.
Déroulement de la mobilisation à Osu
Le rassemblement débutera à 9 h00 devant le parvis de l’église presbytérienne Ebenezer, située dans le quartier d’Osu. Les participants y resteront jusqu’à 11 h00, moment où des bus mis à disposition les transporteront directement à la résidence officielle du chef de l’État, Jubilee House. L’organisation a explicitement indiqué que les manifestants ne marcheront pas à pied entre les deux sites, afin de garantir la sécurité et la discipline du déplacement.
Objectif de la pétition et appel à la solidarité
Le groupe, dirigé par Charles Nyame, porte la revendication principale de « payer nos fonds bloqués ». La pétition sera remise en main propre au président Mahama, avec l’espoir d’accélérer le déblocage des avoirs qui, selon les plaignants, affectent des milliers de familles ghanéennes. Au-delà des clients de Gold Coast Fund Management, l’appel est élargi à toutes les victimes de la récente vague de défaillances d’institutions financières, afin de créer une voix collective capable de capter l’attention des autorités.
Mobilisation du secteur civil et garanties de paix
Les organisateurs sollicitent le soutien des médias, des ONG, des institutions religieuses, des chefs traditionnels et du grand public. Ils insistent sur le caractère pacifique, ordonné et discipliné de l’ensemble de l’opération, soulignant que la détermination collective doit rester non violente pour préserver la légitimité de la démarche. Charles Nyame a réaffirmé que chaque participant sera accompagné par les bus prévus, évitant ainsi tout débordement ou désorganisation.
Enjeux pour le secteur financier ghanéen
Cette initiative met en lumière les conséquences sociales d’une crise financière qui a laissé des épargnants sans accès à leurs capitaux. En pressant le gouvernement d’intervenir, les manifestants cherchent non seulement à récupérer leurs avoirs, mais aussi à instaurer des mécanismes de protection plus robustes pour les investisseurs. La réponse de l’État à cette pression pourrait influencer la confiance du public dans le système bancaire et les futures régulations du secteur.