Des chercheurs marocains valorisent les résidus de l'arganier pour l'industrie agroalimentaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Des chercheurs marocains valorisent les résidus de l'arganier pour l'industrie agroalimentaire

Une équipe de chercheurs de l'Université Mohammed V de Rabat a été doublement distinguée lors du Sommet mondial des jeunes scientifiques à Wenzhou, en Chine. Leurs travaux portent sur la transformation des tourteaux d'argan, un sous-produit de l'extraction de l'huile, en un ingrédient à haute valeur ajoutée pour la fabrication du pain de blé.

Une innovation au service de l'économie circulaire

Les chercheurs Badr Eddine Kartah, Asma El Kaourat et Hanae El Monfalouti, issus de la Faculté des sciences de Rabat, ont concentré leurs efforts sur la valorisation durable des résidus de l'arganier. Leur étude, intitulée « Valorisation durable des tourteaux d’arganier : qualité nutritionnelle et technologique du pain de blé enrichi aux tourteaux d’argan », démontre qu'il est possible d'intégrer ces sous-produits dans l'industrie agroalimentaire. Cette approche permet non seulement de réduire les pertes liées à l'extraction de l'huile, mais aussi d'enrichir les propriétés nutritionnelles et technologiques des produits de boulangerie.

Reconnaissance académique et protection intellectuelle

La qualité de ces travaux a été saluée par le jury international du sommet, qui a décerné à l'équipe le prix du meilleur article scientifique, tandis que le professeur Badr Eddine Kartah a reçu le prix de la meilleure présentation orale. Cette recherche, publiée dans la revue internationale Foods, a déjà franchi une étape cruciale vers une application industrielle concrète : un brevet a été déposé auprès de l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Ce cadre juridique protège l'innovation tout en ouvrant la voie à une exploitation commerciale potentielle.

Le potentiel de la recherche marocaine à l'international

Le succès de l'équipe du Laboratoire de Chimie des Plantes et de Synthèse Organique et Bioorganique (LCPSOB) s'inscrit dans un contexte de forte compétition scientifique. Lors de cet événement réunissant près de 800 participants de 60 pays, les chercheurs marocains ont su se démarquer parmi plus de 300 présentations. Cette distinction souligne la capacité des universités nationales à répondre aux enjeux globaux de développement durable et de sécurité alimentaire. Elle illustre également l'importance du transfert de technologie, un axe majeur du sommet, visant à transformer les résultats académiques en solutions concrètes pour les besoins de l'industrie agroalimentaire.

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