Lors d’une séance à l’Assemblée nationale, le député Guy Marius Sagna a remis en cause la destination de 500 millions de francs CFA alloués aux Jeux Olympiques de la Jeunesse via la Fondation de la Première Dame, en soulignant des doutes sur la transparence et la gouvernance de cette enveloppe.
Le financement de 500 M FCFA pour les JOJ
Le montant de cinq cents millions de francs CFA a été présenté comme une contribution officielle aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, sous l’égide de la Fondation de la Première Dame. Sagna a rappelé que cette somme représente une part importante du budget dédié à l’événement sportif, et que son affectation doit être clairement justifiée aux yeux du Parlement et du public.
Une fondation rattachée au président, une première inédite
Selon le député, la structure qui reçoit les fonds n’est pas une simple initiative de l’épouse du président Bassirou Diomaye Faye, mais une entité directement liée au chef de l’État. Il a déclaré : « C’est la fondation de Diomaye Faye. Une chose inédite dans l’histoire politique et économique du Sénégal : qu’un président de la République crée une fondation ». Cette affirmation soulève des questions sur le cadre juridique et la légitimité d’une telle création, alors même que la tradition sénégalaise ne prévoit pas ce type d’initiative.
Les réserves de Sagna sur transparence, justice et gestion
Sagna a exprimé des réserves quant à la clarté du discours officiel, estimant qu’il aurait pu être résumé en une ou deux minutes. Au-delà de la forme, il a pointé du doigt le manque de transparence dans la gestion des fonds, ainsi que les risques de dérives en matière de justice et de responsabilité. Malgré ces critiques, le député a reconnu que certaines actions positives liées aux JOJ ont été maintenues, mais il a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux et d’un contrôle parlementaire renforcé.