Depuis le début de l’invasion israélienne au Liban en mars 2026, sept enfants sont tués ou blessés chaque jour en moyenne, selon l’ONG Save the Children. Malgré les accords de cessez-le-feu signés entre Beyrouth et Tel-Aviv, les frappes israéliennes ciblent encore les infrastructures civiles, plongeant des centaines de milliers de personnes dans l’insécurité et privant des milliers d’enfants d’éducation.
Un bilan humain catastrophique depuis six mois
Selon les données de Save the Children, les opérations militaires israéliennes ont fait au moins 4 300 morts et plus de 12 000 blessés au Liban depuis le début du conflit. Parmi les victimes, 257 enfants ont été tués et 1 039 autres blessés. Les villages du sud du Liban paient un lourd tribut : entre 60 et 70 localités ont été détruites ou gravement endommagées. Plus de 348 800 personnes restent déplacées malgré l’accord de cessez-le-feu signé en juin 2026, selon l’ONU.
Les attaques israéliennes se sont intensifiées après l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei en mars 2026, déclenchant une riposte du Hezbollah. Malgré les tentatives de médiation, notamment un accord-cadre en avril puis en juin, les violations du cessez-le-feu se multiplient. Le Hezbollah rejette tout accord tant qu’Israël n’a pas évacué les territoires occupés au Liban.
L’éducation des enfants, victime collatérale de la guerre
Les infrastructures éducatives sont particulièrement touchées : 340 écoles ont été endommagées ou détruites en six mois, selon le ministère libanais de l’Éducation. Au moins 100 000 enfants risquent de ne pas pouvoir reprendre le chemin de l’école à la rentrée, faute de locaux réparés ou de moyens pour les reconstruire. Les restrictions d’accès aux services essentiels, comme les hôpitaux et les écoles, aggravent la précarité des populations civiles, notamment dans le sud du pays.
La communauté internationale face à son impuissance
Nora Ingdal, directrice de Save the Children au Liban, alerte : « La communauté internationale ne peut pas laisser les attaques, les déplacements forcés et la destruction des infrastructures civiles devenir la norme pour les enfants du Liban. » Les appels à un respect strict du cessez-le-feu restent sans effet, tandis que les négociations pour un retrait israélien s’enlisent. Sans intervention urgente, la crise humanitaire risque de s’aggraver, avec des conséquences durables sur une génération entière.