Le parti Pastef, au pouvoir au Sénégal depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence, fait face à une vague de démissions touchant ses cadres, ses directeurs généraux et ses responsables de jeunesse. Selon le texte source, ces départs s’inscrivent dans un contexte marqué par la campagne d’adhésion en cours et les préparatifs des élections territoriales prévues en 2027.
Parmi les figures ayant quitté le parti figurent des responsables de haut niveau, dont certains ont annoncé leur ralliement au Président Bassirou Diomaye Faye. Ces défections, bien que relativisées par la direction du Pastef, alimentent les débats sur la stabilité interne de la majorité présidentielle. Le député Amadou Ba a dénoncé une « stratégie » visant à fragiliser le parti en donnant l’impression d’un mouvement massif de départs, tout en appelant les militants à poursuivre les opérations d’adhésion et le travail de proximité avec les populations.
Les départs les plus médiatisés concernent des personnalités occupant des postes clés dans l’administration publique. C’est le cas de Khoureychi Thiam, directeur général du Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE), qui a quitté le parti avant d’annoncer sa candidature à la mairie de Dakar pour les élections locales. Rougui Sow, membre du cabinet du Premier ministre Ousmane Sonko et directrice générale de l’Agence de réhabilitation des marchés, fait également partie des cadres ayant tourné le dos au Pastef. D’autres responsables, comme le Dr Mansour Diop, directeur général de l’hôpital Aristide Le Dantec, et le Dr Lansana Gagny Sakho, président du Conseil d’administration de l’APIX-SA, ont également annoncé leur départ.
La Jeunesse patriote sénégalaise (JPS), structure de jeunesse du parti, n’est pas épargnée par ces démissions. Plusieurs de ses responsables ont quitté leurs fonctions, bien que leurs noms ne soient pas tous précisés dans le texte source. Ces départs, bien que présentés comme isolés par la direction du parti, soulèvent des questions sur l’évolution des rapports de force au sein de la majorité présidentielle à l’approche des élections territoriales de 2027.
Le contexte politique sénégalais, marqué par une transition récente et des attentes fortes en matière de gouvernance, rend ces mouvements particulièrement sensibles. Les élections locales, qui permettront de mesurer l’influence des différents partis sur le terrain, pourraient être influencées par ces dynamiques internes au Pastef. La capacité du parti à maintenir sa cohésion et à mobiliser ses militants sera déterminante dans les mois à venir.