Le porte-parole du NPP, Dennis Miracles Aboagye, a appelé le gouvernement ghanéen à prioriser la remise en marche du dispositif de surveillance de la Ghana Maritime Authority, alors que ce système serait hors service depuis plusieurs mois. Selon lui, la défaillance du système compromet la capacité du pays à contrôler ses eaux territoriales et à prévenir les activités illicites, alors que les débats politiques se concentrent sur des accusations de trafic de drogue contre l’opposition.
Le système de surveillance maritime hors service depuis des mois
Selon les déclarations d’Aboagye, le dispositif utilisé par la Ghana Maritime Authority pour monitorer les activités en haute mer ne fonctionne plus depuis plusieurs mois. Cette panne signifie que l’autorité opère « à l’aveugle », sans visibilité sur les mouvements de navires au-delà des ports ghanéens, notamment à partir du port de Tema. L’absence de données en temps réel empêche d’identifier les embarcations suspectes ou les incursions non autorisées dans la zone économique exclusive du pays.
Implications pour la sécurité et le commerce maritime
Une surveillance déficiente expose le Ghana à plusieurs risques. D’une part, des navires non contrôlés pourraient s’approcher des cargos ghanéens après leur départ du port, facilitant des transferts illégaux ou des actes de piraterie. D’autre part, la perte de capacité de suivi affaiblit la lutte contre le trafic de drogue en mer, un sujet qui alimente les tensions politiques actuelles. Le gouvernement risque également de voir son image de pays sûr pour les investissements maritimes ternie, ce qui pourrait impacter les flux commerciaux et les assurances liées aux opérations portuaires.
Appel à un recentrage des priorités politiques
Aboagye a souligné que le débat public devrait se concentrer sur le rétablissement du système de surveillance plutôt que sur des menaces d’arrestation de membres de l’opposition, évoquées par le NDC à la suite d’allégations de laboratoires de drogue. Il a rappelé que la responsabilité du Ghana en matière de sécurité maritime s’étend au-delà des frontières portuaires, couvrant l’ensemble de la zone sous juridiction nationale. En réparant le dispositif, le pays renforcerait sa capacité à détecter et à neutraliser les menaces, tout en offrant un cadre plus stable aux acteurs économiques du secteur maritime.