Demba Dieng, conseillère du président pour les affaires domaniales, a refusé de comparaître devant la commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la gestion du foncier et du domaine public maritime. La commission a annoncé qu’elle poursuivrait son travail à partir des documents déjà en sa possession, tout en soulignant l’importance de la transparence pour les projets d’aménagement du territoire.
Refus de Demba Dieng et position de la commission
Invitée à fournir des éclaircissements sur les irrégularités relevées dans plusieurs lotissements et sur la gestion du domaine maritime, Demba Dieng a décliné l’invitation, invoquant des raisons qui n’ont pas été précisées publiquement. La commission d’enquête, constituée au sein de l’Assemblée nationale, a indiqué qu’elle prenait acte de ce refus et qu’elle continuerait à collecter les pièces justificatives, à interroger d’autres acteurs et à confronter les informations disponibles. Cette décision de la conseillère intervient alors que le débat public sur la régularisation du foncier, source de tensions entre investisseurs, collectivités locales et populations, s’intensifie.
Mandat de la commission d’enquête sur le foncier et le maritime
Créée pour faire le point sur la gouvernance du cadastre et du domaine public maritime, la commission dispose de pouvoirs d’audition, de réquisition de documents et de mise en concurrence des témoignages. Son objectif est de déterminer les causes des retards et des malfaçons signalés dans la délivrance de titres fonciers, ainsi que les éventuelles pertes de recettes liées à la mauvaise exploitation du littoral. Le rapport final, attendu d’ici la fin de l’année législative, pourra alimenter des réformes législatives ou des sanctions administratives, selon la gravité des constats.
Auditions parallèles : Amadou Tidiane Gaye et les opérations TRS
Le même jour, la commission d’enquête sur les finances publiques a entendu Amadou Tidiane Gaye, responsable de la Comptabilité publique et du Trésor, au sujet des opérations de Total Return Swap (TRS) menées par le gouvernement. Ces mécanismes financiers, souvent critiqués pour leur opacité, sont examinés à la lumière d’une récente polémique sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », où le même responsable était déjà interpellé. La juxtaposition de ces deux auditions souligne la volonté du Parlement sénégalais de scruter à la fois la gestion du patrimoine foncier et la discipline budgétaire, deux piliers de la stabilité économique du pays.