Le président du parti Envol, Delly Sesanga, a exprimé de vives réserves concernant les modalités du dialogue politique initié par le chef de l'État congolais. Lors d'un échange public, l'opposant a qualifié la démarche présidentielle de « soliloque », soulignant une divergence profonde sur la forme et le fond des discussions attendues.
Une critique du format unilatéral
Pour Delly Sesanga, la structure actuelle du dialogue envisagé par Félix Tshisekedi ne répond pas aux exigences d'une concertation nationale inclusive. En qualifiant cette initiative de « soliloque », l'opposant pointe du doigt une volonté de la majorité au pouvoir de dicter un agenda sans réelle prise en compte des préoccupations de l'opposition. Cette sortie médiatique, effectuée lors d'un débat contradictoire avec le sénateur de la majorité Christophe Lutundula, illustre la fracture persistante entre le pouvoir et ses détracteurs sur la gestion des enjeux politiques nationaux.
Les conditions posées par l'opposition
Au-delà de la critique formelle, Delly Sesanga a profité de cette tribune pour réitérer l'existence de conditions préalables à toute participation de son camp politique. Ces exigences visent à garantir que le cadre de discussion ne soit pas une simple chambre d'enregistrement des décisions présidentielles. L'enjeu pour l'opposition est d'obtenir des garanties sur la neutralité du processus et sur la capacité des participants à aborder les questions de fond qui touchent à la gouvernance et aux libertés publiques.
Un dialogue sous tension
La confrontation verbale entre Delly Sesanga et Christophe Lutundula témoigne de la difficulté de trouver un consensus politique en République Démocratique du Congo. Alors que le pouvoir cherche à stabiliser son action par le biais de ce dialogue, les figures de l'opposition exigent une refonte du format pour éviter ce qu'ils considèrent comme une mise en scène politique. La réussite de cette initiative dépendra désormais de la capacité des autorités à intégrer ces critiques et à transformer ce qui est perçu comme un monologue en un véritable espace de négociation politique.