Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit prendre la parole à 10 h le 8 septembre devant une Assemblée nationale majoritairement hostile, afin d’exposer sa déclaration de politique générale (DPG) qui abordera la vie chère, les délestages d’électricité et l’accord avec le FMI.
Programme de la séance du 8 septembre
Le matin même, l’Assemblée nationale finalise le dispositif logistique en vue de la DPG. Les écrans de la salle affichent déjà le titre « DPG, Déclaration de politique générale », tandis que la tribune publique est remplie. La plupart des députés n’avaient pas encore pris place dans l’hémicycle au moment de la rédaction du compte‑rendu, indiquant que la séance était encore en cours de mise en place.
Tensions entre l’exécutif et le législatif
Cette intervention intervient après l’ouverture, le 1er septembre, de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée, convoquée par le président Bassirou Diomaye Faye avec la DPG à l’ordre du jour. Le premier jour, le Premier ministre n’a pas prononcé son discours, la séance étant consacrée à la vérification du quorum. Une divergence d’interprétation de la procédure parlementaire a alimenté le bras de fer entre le gouvernement et le Parlement, chaque partie revendiquant le contrôle du calendrier de la DPG. Le contexte reste tendu, la majorité des députés étant perçue comme hostile aux propositions du gouvernement.
Logistique et contrôle d’accès pour les médias
Aux abords du bâtiment, les forces de l’ordre régulent la circulation et orientent les véhicules vers le lycée Lamine Guèye. À l’arrière de l’Assemblée, plusieurs personnes attendent l’accès, la tribune publique étant déjà complète. Les journalistes sont dirigés vers un poste de garde où un gendarme remet les badges après vérification de leur inscription sur la liste des médias accrédités. L’administration poursuit les derniers réglages à l’intérieur, assurant que la place réservée aux médias soit presque entièrement occupée avant le début de la déclaration.