Déclaration de patrimoine : le ministre de la Justice frappe fort pour la transparence

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 48 lectures
Déclaration de patrimoine : le ministre de la Justice frappe fort pour la transparence

Le gouvernement sénégalais durcit le ton face aux manquements dans la déclaration de patrimoine des hauts responsables. Une circulaire ministérielle rappelle à l'ordre les retardataires, sous peine de sanctions.

Un cadre légal renforcé pour la probité administrative

Une lettre-circulaire récente du ministre de la Justice s'adresse aux directeurs généraux, aux responsables de l'administration centrale ainsi qu'aux magistrats des cours d'appel, les exhortant à se conformer à l'obligation de déclaration de patrimoine. Cette mesure s'inscrit dans le prolongement de la loi n°2025-13 adoptée en septembre 2025, complétée par un décret d'application en novembre de la même année, qui encadre strictement les règles de transparence et de prévention de l'enrichissement illicite. L'objectif affiché est de garantir une gestion publique irréprochable, en alignant les pratiques sur les standards internationaux de bonne gouvernance.

Les responsables concernés doivent désormais déclarer leur patrimoine non seulement lors de leur prise de fonctions, mais aussi en cours d'exercice lorsque les textes le prévoient, et à la fin de leur mandat. Cette obligation s'applique à une catégorie élargie de hauts fonctionnaires, incluant les premiers présidents et procureurs généraux, reflétant une volonté de couvrir l'ensemble des leviers de décision administrative et judiciaire.

Des sanctions imminentes pour les récalcitrants

Le ministre de la Justice met en garde contre les conséquences du non-respect de ces dispositions. Les responsables publics encore en infraction sont invités à régulariser leur situation sans délai auprès de l'Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC), sous peine de sanctions prévues par la législation en vigueur. Cette pression administrative intervient dans un contexte où la transparence des avoirs des dirigeants est devenue un enjeu central pour la crédibilité des institutions, notamment après des scandales récents ayant érodé la confiance des citoyens.

Cette initiative s'ajoute à une série de mesures destinées à restaurer l'intégrité du secteur public. Elle s'inscrit dans une dynamique plus large de réforme institutionnelle, où la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite occupe une place prioritaire. Les autorités semblent déterminées à appliquer strictement les textes, signalant ainsi une rupture avec les pratiques passées de tolérance envers les manquements. Pour les observateurs, cette fermeté pourrait marquer un tournant dans la gouvernance sénégalaise, à condition que les contrôles et les sanctions soient effectivement mis en œuvre.

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