Le décès tragique d'Ozanne Moukoko Essoe, élève de 5e au collège De La Salle de Douala, suscite une vive émotion et des interrogations sur la sécurité au sein de l'établissement. Face à la mobilisation des parents et aux allégations de la famille, le gouverneur de la région du Littoral a officiellement promis que toute la lumière serait faite sur cette affaire.
Une intervention des autorités régionales
Le 22 septembre, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral, s'est rendu au domicile de la famille de la défunte pour présenter les condoléances de l'État. Âgée de 11 ans, l'élève avait été découverte inconsciente dans les toilettes de son établissement le 18 septembre dernier avant de succomber à l'hôpital Laquintinie de Douala. Cette visite marque une volonté des autorités de suivre de près ce dossier qui ébranle la communauté éducative.
Des zones d'ombre et des accusations graves
Si les causes exactes du décès restent à ce jour non élucidées, le père de la jeune fille a publiquement évoqué la piste d'une agression sexuelle. Ces déclarations, relayées par la presse locale, renforcent l'exigence de transparence formulée par les proches de la victime. La famille réclame des explications claires de la part de l'administration du collège De La Salle, pointée du doigt pour son manque de communication immédiate après la découverte du drame.
La pression des parents d'élèves
Le climat au sein de l'établissement est marqué par une forte tension. Lundi dernier, des parents d'élèves ont manifesté pour dénoncer le mutisme de la direction du collège face à la gravité des faits. Cette mobilisation souligne une inquiétude croissante concernant la protection des mineurs dans l'enceinte scolaire. En réponse, le gouverneur a assuré que l'enquête en cours visait à établir les responsabilités, qu'elles soient internes ou externes à l'institution, afin de répondre aux attentes de justice exprimées par les familles et la société civile.