Débat sur les prélèvements sur les allocations des volontaires au Ghana

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 22 lectures
Débat sur les prélèvements sur les allocations des volontaires au Ghana

Le Service national au Ghana, programme obligatoire pour les jeunes diplômés, fait l’objet de tensions entre les autorités et les volontaires. Certains d’entre eux dénoncent des prélèvements non autorisés sur leurs allocations mensuelles, jugées déjà insuffisantes pour couvrir leurs besoins de base.

Les volontaires, dont l’allocation s’élève à 715 cedis ghanéens par mois, signalent des déductions pour des frais d’assurance ou d’autres fonds officiels, effectuées sans leur consentement préalable. Ces prélèvements, selon eux, aggravent leurs difficultés financières, déjà marquées par le coût du transport et de l’alimentation.

Face à ces plaintes, la National Service Authority (NSA), l’institution publique chargée de superviser le programme, a réagi par la voix de son directeur adjoint, le lieutenant-colonel Moses Kpeungu. Ce dernier a précisé que la NSA n’avait pas autorisé ces prélèvements, affirmant que la décision de déduire 60 cedis ghanéens pour des activités de renforcement des capacités émanait de la National Service Personnel Association (NASPA), une association indépendante représentant les volontaires.

Le lieutenant-colonel Kpeungu a souligné la séparation entre les deux entités : la NSA et la NASPA, bien que liées au programme, prennent leurs décisions de manière autonome. Selon ses explications, la NSA n’est informée des déductions qu’après leur mise en œuvre par la NASPA. Il a confirmé que la déduction de 60 cedis ghanéens pour le renforcement des capacités avait bien été approuvée par la NASPA, et non par la NSA.

Cependant, il a reconnu que d’autres prélèvements, notamment ceux liés à des assurances, nécessitaient un examen plus approfondi. Il a précisé que la NSA ne fournit pas d’assurance automatique aux volontaires, mais que ceux qui souscrivent volontairement à une police d’assurance doivent en assumer le coût. Les déductions correspondantes, si elles sont volontaires, seraient donc légitimes, mais toute déduction non autorisée doit être signalée pour être corrigée.

Le responsable a cité un cas récent dans la région Ashanti, où une déduction erronée avait été annulée après signalement. Il a assuré que les erreurs étaient traitées au cas par cas et que des mesures seraient prises pour éviter leur répétition. La NSA a appelé les volontaires à rapporter toute préoccupation concernant des prélèvements pour vérification et résolution.

Cette situation met en lumière les tensions autour de la gestion des allocations des volontaires, entre autonomie des associations et responsabilité de l’autorité publique. Les volontaires réclament davantage de transparence sur les modalités et l’origine des déductions, tandis que les autorités insistent sur la nécessité de signaler les irrégularités pour y remédier.

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