Le député Bernard Bediako Baidoo et l'avocat Kofi Bentil, vice‑président d'IMANI Africa, ont échangé des accusations à la télévision au sujet d'une saisie de près de 3,9 tonnes de cocaïne interceptée en France, alors que la cargaison provenait du Ghana.
Une saisie record et son origine ghanéenne
Les autorités françaises ont confisqué, le 19 septembre, une cargaison estimée à 3,9 tonne de cocaïne suspectée d'avoir été expédiée depuis le port ghanéen. La taille du lot, exceptionnelle pour la région, a immédiatement suscité des interrogations sur les contrôles douaniers et la capacité des points d’entrée du pays à détecter de tels trafics.
Le point de vue d'IMANI Africa
Kofi Bentil, avocat et porte‑voix du think‑tank IMANI Africa, a questionné la capacité du système portuaire ghanéen à laisser passer une telle quantité de stupéfiants. Lors de l'émission Newsfile de JoyNews, il a souligné l'ampleur du problème et a appelé à une enquête approfondie pour identifier les failles qui ont permis à la drogue de quitter le pays sans être détectée.
Réaction du député Bernard Baidoo
De son côté, le député d'Akwatia, Bernard Bediako Baidoo, a rejeté les accusations visant le gouvernement. Il a estimé que les propos de Bentil cherchaient à « blâmer le gouvernement » avant même que les autorités compétentes n’aient mené les investigations nécessaires. Baidoo a rappelé que les procédures légales devaient d’abord établir les responsabilités exactes.
Enjeux pour la sécurité et la gouvernance ghanéennes
Cette confrontation publique met en lumière les tensions entre les acteurs politiques et les experts de la société civile lorsqu’il s’agit de lutter contre le trafic de drogue. Au-delà du débat, la saisie soulève des questions de sécurité nationale, de transparence des procédures douanières et de responsabilité gouvernementale. Les autorités ghanéennes sont désormais sous la pression d’expliquer comment une cargaison de cette envergure a pu être expédiée, et quelles mesures seront prises pour renforcer les contrôles aux ports.
Perspectives et suivi de l’enquête
Alors que les investigations sont en cours, les observateurs attendent des réponses concrètes tant du gouvernement que des institutions de contrôle. La manière dont le Ghana réagira à cette crise pourrait influencer la perception internationale de son engagement contre le trafic de stupéfiants et impacter les relations avec les partenaires européens, notamment la France, qui a effectué la saisie.