Débat à Sainte‑Marie‑Saint‑Jacques : les candidats exposent leurs plans pour le logement, l’itinérance et la sécurité dans le cœur de Montréal

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 39 lectures
Débat à Sainte‑Marie‑Saint‑Jacques : les candidats exposent leurs plans pour le logement, l’itinérance et la sécurité dans le cœur de Montréal

Lors d’un débat organisé par l’Association citoyenne du Village de Montréal, les candidats de la circonscription Sainte‑Marie‑Saint‑Jacques ont présenté leurs réponses aux enjeux de logement, d’itinérance, de santé mentale et de sécurité. Le public, présent à guichets fermés au Théâtre La Comédie, a pu comparer les propositions de Québec solidaire, du Parti québécois, du Parti libéral et des petits partis invités.

Logement : des visions divergentes entre le droit à la maison et la construction massive

Roxane Milot, candidate de Québec solidaire, a rappelé que « le logement est un droit, pas une marchandise », en s’appuyant sur le Plan habitation du parti : plafonnement des loyers et création de 50 000 logements hors‑marché. Elle a également proposé la création d’un super‑ministre de l’itinérance rattaché directement au premier ministre. De son côté, le péquiste Philippe Schnobb a promis de relancer la construction de logements sociaux, d’instaurer un registre des baux et de s’opposer aux évictions, notamment celles touchant les aînés. La libérale Justine McIntyre a annoncé une enveloppe de 60 millions de dollars pour contrer l’itinérance et viser la construction de 100 000 logements par an, dont 40 000 hors‑marché, en accélérant les permis et en misant sur les maisons préfabriquées. Les partis de gauche, comme le Parti communiste (Adrien Welsh) et le Parti marxiste‑léniniste (Linda Sullivan), ont dénoncé l’absence de nouveaux logements sociaux depuis 1994 et, respectivement, préconisé une rupture par la lutte et la réquisition d’hôtels pour sortir les gens de la rue.

Itinérance et santé mentale : vers des services intégrés ou des réformes communautaires

Les candidats ont unanimement reconnu que la crise de l’itinérance s’entrelace avec la toxicomanie et les troubles mentaux. Lina Zdruli, du Parti vert, a plaidé pour des services intégrés, soulignant que chaque situation (perte d’emploi, de logement ou de proches) nécessite une réponse spécialisée. Le communiste Welsh a proposé de réinvestir dans les CLSC et de couvrir à 100 % par la RAMQ la santé mentale, dentaire et oculaire. La marxiste‑léniniste Sullivan a critiqué la loi 103 sur les sites de consommation supervisée et a demandé que la gestion revienne à des organismes communautaires comme Spectre de rue ou Cactus. Elle a également avancé un revenu minimal universel, la gratuité totale des soins et l’accès à une alimentation abordable comme piliers d’une lutte contre l’insécurité.

Sécurité publique : mesures concrètes et appel à la coopération interinstitutionnelle

Face aux inquiétudes de la population sur la sécurité, Philippe Schnobb a insisté sur un engagement à long terme et sur la nécessité de mesurer l’insécurité avant d’agir. Lina Zdruli a évoqué des solutions testées à l’international, telles que l’éclairage des rues et la réhabilitation de terrains vacants, pour rendre le quartier plus sûr. Justine McIntyre a souligné l’importance d’un alignement entre les niveaux municipal, provincial et fédéral, rappelant le rôle des espaces publics pendant la pandémie. Enfin, Roxane Milot a annoncé un réinvestissement dans le tissu communautaire et la lutte contre les discours haineux, afin de restaurer le sentiment de sécurité des résidents.

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