En grandissant dans les appartements des médecins du Komfo Anokye Teaching Hospital à Kumasi, la future porte-parole santé du Nouveau Parti Patriotique (NPP) a vu son orientation professionnelle décidée par ses parents. Malgré une première attirance pour le monde des affaires, elle a finalement reconnu la valeur formatrice de la médecine, expérience qui éclaire aujourd’hui son rôle politique.
Une enfance au cœur du plus grand hôpital de Kumasi
Ekua Amoakoh est née alors que sa grand‑mère occupait le poste de directrice des soins infirmiers du Komfo Anokye Teaching Hospital. La famille habitait les logements réservés aux médecins, ce qui a fait du milieu hospitalier le décor quotidien de son enfance. Cette proximité a naturellement orienté le regard de ses parents vers la médecine comme voie d’avenir pour leur fille.
Le choix imposé et les premières résistances
Lorsque le moment est venu de choisir une filière, la décision a été largement prise par ses parents. Sa mère a même rempli le dossier d’inscription à l’université, le présentant à Ekua pour simple signature alors qu’elle était encore en troisième année de lycée. Malgré cette pression, la future médecin a exprimé une forte opposition pendant les premières années d’études, déclarant qu’elle ne souhaitait pas poursuivre dans cette voie et qu’elle rêvait plutôt de créer de la richesse à travers le commerce.
Une vision capitaliste au sein d’une famille médicale
Ekua se décrit comme « capitaliste typique », attirée par les « choses plus belles » de la vie et par les opportunités d’enrichissement que le secteur privé offre. Elle estime que la liberté de créer de la valeur est un moteur essentiel de la croissance économique, une position qui contraste avec les attentes de ses parents, qui voyaient la médecine comme le choix logique compte tenu de son environnement familial.
Leçons tirées de la formation médicale pour la vie publique
Avec le recul, la Dr Amoakoh reconnaît que la rigueur du cursus médical a forgé en elle discipline, résilience et capacité à gérer les situations complexes – des compétences qu’elle juge précieuses pour son rôle au sein du comité santé du NPP. Elle souligne que même si elle n’exerce pas la médecine, le processus d’apprentissage a contribué à façonner une personnalité « formidable », prête à affronter les défis de la vie politique et sociale.