Le détachement d'un bloc rocheux survenu dans la nuit du 11 au 12 septembre 2026 dans le quartier Mouja, à Dassa-Zoumè, a remis en lumière la vulnérabilité des zones habitées situées à proximité des collines. Si l'incident n'a causé aucune victime, il souligne les enjeux de sécurité publique liés à l'occupation des sols dans une région caractérisée par des formations géologiques instables.
Un relief naturellement exposé aux mouvements de terrain
La commune de Dassa-Zoumè est marquée par un relief composé de gneiss et de granite, formant des versants escarpés propices aux éboulements. Selon les données du ministère de l'Eau et des Mines, la configuration géologique locale présente des affleurements rocheux massifs. Ce phénomène n'est pas inédit dans la région : des événements similaires ont été documentés par le passé à Dassa-Centre, ainsi qu'à Modji-Gangan et Loulè, confirmant une récurrence qui place ces secteurs sous une surveillance particulière.
L'impact de l'activité humaine sur la stabilité des versants
Les premières expertises menées sur le site de Mouja par des autorités locales accompagnées d'un biogéographe pointent plusieurs facteurs aggravants. Outre l'érosion naturelle et la dégradation du couvert végétal, l'intervention humaine est au cœur des préoccupations. L'hypothèse d'un dynamitage, bien que non confirmée, fait partie des pistes explorées pour expliquer ce mouvement de terrain. La pression démographique et l'extension de l'habitat vers les zones escarpées augmentent mécaniquement l'exposition des populations aux risques de chutes de pierres.
Vers une stratégie de prévention et de sensibilisation
Face à ces risques, les recommandations des experts se concentrent sur la gestion durable du territoire. La revégétalisation des versants est préconisée pour limiter l'érosion des sols, un facteur clé dans la fragilisation des structures rocheuses. Parallèlement, les autorités envisagent un balisage strict des zones identifiées comme dangereuses. L'enjeu majeur reste la sensibilisation des riverains : il s'agit d'encadrer l'urbanisation et de limiter les activités humaines sur les sites présentant des signes d'instabilité, afin de prévenir de futurs accidents dans ces zones classées comme exposées par les études universitaires locales.