Daouda Ngom, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé qu’il se présentera le vendredi 16 octobre 2026 à 14 h 30 devant la commission parlementaire chargée d’enquêter sur le projet « Un étudiant, un ordinateur ». Il justifie cette décision par les principes de transparence, de redevabilité et de respect des institutions républicaines, à un moment où six ministres, en fonction ou anciens, ont refusé de répondre à la même convocation.
La commission d’enquête et son mandat
Créée par le Parlement, la commission d’enquête parlementaire a pour objectif d’examiner le déroulement et la gestion du programme « Un étudiant, un ordinateur », initiative visant à équiper les étudiants en matériel informatique. Son rôle consiste à recueillir témoignages, analyser les documents et formuler des recommandations destinées à améliorer la gouvernance du secteur de l’éducation supérieure.
Les raisons invoquées par Daouda Ngom
Dans sa déclaration, Daouda Ngom a souligné que répondre à la convocation relève de la « transparence » et de la « redevabilité », deux piliers qu’il considère indispensables à la bonne marche de la République. Il a rappelé que la reddition des comptes n’est pas une option mais une obligation pour tout acteur public, insistant sur le respect des institutions comme condition de légitimité.
Un refus collectif de plusieurs ministres
Selon les propos de Ngom, six ministres – qu’ils soient encore en fonction ou anciens – ont choisi de ne pas se soumettre à la convocation de la commission. Ce refus, évoqué sans détail supplémentaire, soulève des questions quant à la volonté de certains responsables de se soumettre à un contrôle parlementaire et pourrait alimenter le débat sur la responsabilité des hauts fonctionnaires dans la mise en œuvre de projets publics.
Enjeux pour la gouvernance publique
La décision de Daouda Ngom de comparaître, contrastant avec le refus de plusieurs de ses pairs, met en lumière les tensions entre exigences de transparence et résistances institutionnelles. Si la commission parvient à obtenir des réponses complètes, elle pourra évaluer l’efficacité du programme « Un étudiant, un ordinateur » et proposer des ajustements. Au-delà du projet éducatif, cet épisode illustre la dynamique de la reddition des comptes au sein du gouvernement sénégalais, un sujet central pour les décideurs, les acteurs du secteur éducatif et les citoyens soucieux de la bonne utilisation des ressources publiques.