Dans la région d'Ahafo, la société civile exige des mesures fermes contre l'exploitation minière illégale étrangère

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
Dans la région d'Ahafo, la société civile exige des mesures fermes contre l'exploitation minière illégale étrangère

La région d'Ahafo, au Ghana, est le théâtre d'une mobilisation croissante face à la prolifération de l'exploitation minière illégale. Lors d'un forum régional organisé à Goaso, les parties prenantes ont vivement critiqué l'inaction des autorités de régulation et des forces de sécurité face à des entreprises étrangères opérant en marge de la loi.

Une présence étrangère en violation flagrante du droit

Le constat dressé par les participants, incluant des autorités locales et des organisations de la société civile, est sans appel : sur six entreprises étrangères identifiées dans la région, principalement dirigées par des ressortissants chinois, une seule détient un permis légal. Cette situation contrevient directement à la loi ghanéenne sur les mines et les minéraux (Act 703, amendée par l'Act 995), qui réserve strictement l'exploitation minière à petite échelle aux citoyens ghanéens. L'absence d'études d'impact environnemental et le rejet de déchets chimiques dans les cours d'eau constituent également des infractions majeures aux législations nationales sur la protection de l'environnement et la gestion des ressources en eau.

Risques sanitaires et menace sur la sécurité alimentaire

Au-delà de l'aspect juridique, les conséquences sur le terrain sont alarmantes. La dégradation des sols rend les terres agricoles, essentielles à la culture du cacao et des vivriers, totalement infertiles, menaçant directement les revenus des agriculteurs et la sécurité alimentaire régionale. Parallèlement, l'utilisation incontrôlée de métaux lourds tels que le mercure et le cyanure contamine les sources d'eau, exposant les populations locales à des risques sanitaires graves, allant de troubles neurologiques à des insuffisances rénales chroniques.

Un défi pour les engagements internationaux

Ces activités illégales compromettent les objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies. La destruction des écosystèmes forestiers et la pollution des rivières sabotent les efforts en matière de santé publique, d'accès à l'eau potable et de lutte contre le changement climatique. En réponse, le forum, coordonné par la Nature and Development Foundation (NDF), a abouti à l'élaboration d'un plan d'action unifié. Les acteurs locaux appellent désormais les institutions étatiques à faire preuve de rigueur dans l'application des textes, afin de mettre un terme à cette déforestation massive et à l'exploitation illicite des ressources naturelles.

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