À l'approche des élections générales de 2027 au Nigeria, la structuration des états-majors politiques suscite déjà des tensions. Daniel Bwala, conseiller du président Bola Tinubu, a vivement critiqué la composition du conseil national de campagne du Nigeria Democratic Congress (NDC), dénonçant une prédominance de créateurs de contenu au sein de l'équipe.
Une composition sous le feu des critiques
La sortie médiatique de Daniel Bwala fait suite à l'annonce officielle du conseil de campagne du NDC. Selon le conseiller présidentiel, la liste des membres serait majoritairement composée de créateurs de contenu, une stratégie qu'il juge peu conventionnelle pour une formation aspirant à diriger le pays. Au-delà de cette remarque, M. Bwala a également accusé le parti de dissimuler l'identité de certains soutiens médiatiques, affirmant que des individus opérant dans les médias traditionnels agiraient en réalité comme des porte-voix masqués du parti.
La structure opérationnelle du NDC
Malgré ces critiques, le NDC a officiellement lancé son dispositif pour coordonner la mobilisation nationale. Le conseil est dirigé par le sénateur Henry Seriake Dickson en tant que président, épaulé par le candidat à la présidence du parti, Peter Obi, qui occupe le poste de co-président. La vice-présidence est assurée par le président national du parti, le sénateur Cleopas Moses Zuwoghe, tandis que le candidat à la vice-présidence, le sénateur Rabiu Musa Kwankwaso, officie comme co-vice-président. Le secrétariat est confié à Ikenna Morgan Enekweizu, avec Mallam Ibrahim Hussain Abdulkarim à la direction générale.
Enjeux de communication et mobilisation
Le NDC justifie cette organisation par la nécessité d'assurer un leadership stratégique capable de porter sa vision d'un « Nigeria nouveau, juste et prospère ». Le parti a réitéré son intention de mener une campagne axée sur les enjeux de société et centrée sur les citoyens, appelant à l'unité de ses membres. Cette polémique illustre la montée en puissance des stratégies numériques dans le paysage politique nigérian, où la frontière entre influenceurs digitaux et acteurs politiques devient un terrain d'affrontement majeur pour le contrôle du récit électoral à l'horizon 2027.