Le groupe Dangote prévoit d’accroître ses expéditions maritimes de 300 à près de 1 800 par an, couvrant le ciment, le sucre, la farine, les engrais, la pétrochimie et le raffinage. Cette ambition repose sur l’utilisation de navires sous pavillon nigérian, conditionnée à la disponibilité d’une capacité adéquate et d’un financement aligné sur les flux de cargaison.
Une ambition de six fois plus d’expéditions
Lors d’une soirée de la Chambre nigériane du transport maritime à Lagos, Devakumar Edwin, vice‑président chargé du pétrole et du gaz, a annoncé que le conglomérat compte porter le nombre d’expéditions annuelles à environ 1 800. Cette hausse reflète la diversification des activités industrielles de Dangote, qui génèrent des flux réguliers de marchandises à destination des marchés locaux et régionaux.
Des exigences de capacité et de financement
Actuellement, les opérateurs nigérians ne disposent pas d’une flotte suffisante pour absorber la totalité des besoins du groupe, qui utilise encore environ 300 navires par an. Edwin a souligné que le financement doit être conditionné à la disponibilité des cargaisons, incluant la gestion des navires, l’assurance, les procédures réglementaires et les contrats d’affrètement à long terme. Cette approche vise à offrir aux futurs armateurs une visibilité sur leurs revenus, rendant les investissements viables.
Le rôle stratégique de la raffinerie de Lekki
La raffinerie de Dangote, implantée à Lekki près de Lagos, possède déjà ses propres installations portuaires et traite jusqu’à 650 000 barils de pétrole par jour. Un projet d’extension prévoit d’atteindre 1,4 million de barils par jour d’ici 2029, ce qui augmentera proportionnellement les volumes de brut et de produits raffinés à exporter. Cette capacité accrue constitue un pilier essentiel pour soutenir la nouvelle flotte maritime.
Impacts attendus sur l’emploi et les revenus nationaux
En privilégiant des navires nigérians, Dangote espère retenir une part plus importante des revenus générés par le transport maritime et créer des emplois dans la construction, la gestion et la maintenance des bateaux. Le groupe devient ainsi l’un des principaux moteurs de la demande pour les armateurs locaux, avec près de 1 800 expéditions prévues chaque année, ce qui pourrait transformer le paysage du transport maritime nigérian.