Pour garantir le succès logistique des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, les autorités sénégalaises ont instauré un vaste réseau de navettes gratuites. Ce dispositif vise à assurer une mobilité fluide entre les pôles urbains et les sites de compétition, tout en limitant l'impact de l'affluence sur la circulation routière.
Un maillage stratégique du territoire
Sous l'égide du ministère des Transports terrestres et aériens et du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD), six points de départ stratégiques ont été identifiés pour desservir les zones urbaines et périurbaines. Les spectateurs peuvent ainsi embarquer depuis le Monument de la Renaissance africaine à Ouakam, le pôle d'échange BRT de Grand Médina, le stade Amadou Barry à Guédiawaye, la station Total de Keur Massar, la place de France à Thiès, ainsi que le stade de Mbour. Chaque trajet est encadré par une programmation précise incluant les arrêts intermédiaires et les correspondances nécessaires pour faciliter les déplacements des délégations et du public.
Complémentarité avec les infrastructures existantes
Ce service de navettes ne remplace pas les solutions de transport collectif déjà en place, mais vient les renforcer. Il s'articule directement avec le Train express régional (TER) et le Bus Rapid Transit (BRT) pour créer une chaîne de mobilité cohérente. L'objectif est de permettre aux usagers de rejoindre les enceintes sportives avec un niveau de confort et de sécurité élevé, tout en intégrant les sites de compétition dans un réseau de transport multimodal plus large.
Enjeux de fluidité et de durabilité
Au-delà de la simple facilitation des trajets, ce dispositif répond à un impératif de gestion urbaine. L'affluence exceptionnelle générée par un événement sportif d'envergure internationale impose une régulation stricte pour éviter la congestion des axes routiers majeurs. En proposant une alternative gratuite et organisée, les autorités cherchent à promouvoir une mobilité plus inclusive et durable. Cette stratégie permet non seulement de garantir l'accès aux épreuves au plus grand nombre, mais aussi de tester la résilience et l'efficacité des infrastructures de transport sénégalaises face à une demande accrue durant toute la durée des compétitions.