Cyberharcèlement sur TikTok : trois influenceuses sénégalaises face à la justice

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Cyberharcèlement sur TikTok : trois influenceuses sénégalaises face à la justice

Trois créatrices de contenu sénégalaises, Rokhaya Fall, Khadidiatou Kébé et Nafissatou Fall, ont été placées en garde à vue par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) avant d'être déférées devant le parquet de Pikine-Guédiawaye. Cette affaire met en lumière les dérives des interactions sur les plateformes numériques, où les échanges en direct ont basculé dans la sphère pénale en raison de propos injurieux et de menaces.

Des poursuites judiciaires pour des dérives en ligne

Les chefs d'accusation retenus contre les trois femmes illustrent la gravité des faits reprochés dans le cadre de leurs diffusions en direct sur TikTok. Khadidiatou Kébé et Nafissatou Fall font face à des poursuites pour injures publiques, diffamation et discours contraires aux bonnes mœurs. La situation de Rokhaya Fall est plus complexe : outre les motifs précités, elle est également poursuivie pour diffusion de données à caractère personnel et menaces de mort, des infractions sévèrement réprimées par le droit sénégalais en matière de cybercriminalité.

Un engrenage de plaintes croisées

Le dossier révèle un climat de tensions numériques persistantes entre les protagonistes. Avant leur interpellation, une série de plaintes avait été déposée auprès de la DSC, notamment par Khadidiatou Kébé contre Nafissatou Fall, ainsi que des procédures initiées par Rokhaya Fall. Le dossier de cette dernière s'est alourdi au fil de l'enquête, intégrant des plaintes déposées par plusieurs autres individus, dont Ibrahima Sarr, Fatima Sall et Adji Mass, témoignant de l'ampleur des préjudices allégués.

Le maintien de l'action publique

Lors de leur audition par les autorités, les trois mises en cause ont reconnu avoir tenu les propos obscènes qui leur sont reprochés, justifiant leurs actes par une volonté de répondre aux attaques de leurs interlocutrices. Bien que les intéressées aient tenté de se désister de leurs plaintes respectives, cette démarche n'a pas mis fin à la procédure. Le ministère public poursuit en effet l'action judiciaire, soulignant que la persistance des plaintes déposées par des tiers extérieurs au trio initial maintient l'affaire sous le contrôle de la justice.

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