Un ancien député ghanéen a vivement critiqué la réponse du gouvernement face aux récentes inondations, qualifiant les mesures prises de « mascarade de nettoyage » et pointant une gestion réactive des catastrophes naturelles.
Andrew Egyapa Mercer, ancien membre du Parlement pour la circonscription de Sekondi, a accusé l’administration en place de ne pas avoir pris de mesures préventives suffisantes avant les pluies, malgré les alertes répétées. Dans une intervention télévisée, il a souligné que les autorités n’avaient ni organisé de campagne nationale de nettoyage ni libéré de fonds pour les collectivités locales afin de curer les canaux de drainage avant l’arrivée des pluies.
Selon lui, cette approche réactive se traduit par une intervention tardive des responsables gouvernementaux, souvent après que les dégâts humains et matériels sont déjà constatés. Il a questionné la pertinence d’attendre que des vies soient perdues ou que des entreprises subissent des pertes pour agir, évoquant des déplacements massifs de populations, des habitations et véhicules submergés, ainsi que des perturbations économiques et des embouteillages généralisés.
L’ancien député a qualifié les inondations récentes de « cas flagrant d’incompétence », rappelant que le président en fonction avait lui-même reconnu, lors de sa campagne électorale en 2024, que la prévention des inondations relevait de la responsabilité de l’État. Il a également cité les engagements pris dans le manifeste du parti au pouvoir, promettant notamment la construction de bassins de rétention et de réservoirs dans les zones vulnérables, sans que ces mesures ne soient visibles à ce jour.
Andrew Egyapa Mercer a rejeté les tentatives de rejeter la responsabilité sur les populations locales, insistant sur le fait que la gestion des déchets, l’entretien des systèmes de drainage et les solutions d’ingénierie relèvent exclusivement des autorités publiques. Il a appelé le gouvernement à reconnaître ses lacunes et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour prévenir de futures catastrophes, plutôt que de réagir uniquement après leur survenue.