La procédure de destitution visant le président de l'Assemblée de l'État d'Ondo, Olamide Oladiji, a été temporairement suspendue suite à une médiation de la direction du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC). Si ce répit permet d'éviter une crise institutionnelle immédiate, la majorité des législateurs maintient ses griefs à l'encontre de la gestion financière de l'institution.
Une fronde parlementaire sur fond d'allégations financières
La tension au sein de l'hémicycle d'Ondo a atteint un point critique lorsque 24 des 26 députés ont initié une procédure de destitution contre le président de l'Assemblée. Au cœur du conflit figurent des accusations de mauvaise gestion portant sur une somme de 44 millions de nairas, liée à la réorganisation budgétaire de la Commission de développement des zones productrices de pétrole de l'État d'Ondo (OSOPADEC). De son côté, Olamide Oladiji rejette ces allégations, les qualifiant de manœuvres politiques orchestrées par des élus ayant échoué à obtenir leur réinvestiture lors des primaires du parti.
La médiation de l'APC pour éviter l'escalade
Face à la menace d'une paralysie législative, la direction de l'APC est intervenue pour exiger le gel des hostilités. L'objectif affiché par le parti est de préserver la stabilité politique de l'État, particulièrement à l'approche des échéances électorales de 2027. Les autorités du parti ont insisté sur la nécessité de maintenir le statu quo, tout en engageant des consultations pour tenter de résoudre le différend par la voie diplomatique plutôt que par la confrontation directe.
Un apaisement précaire
Bien que le président de l'Assemblée conserve son poste pour le moment, cette trêve ne signifie pas la fin des hostilités. Les députés frondeurs ont clairement indiqué que leur respect pour la hiérarchie du parti ne signifiait pas l'abandon de leurs revendications. Certains membres de l'Assemblée affirment avoir perdu toute confiance dans le leadership actuel et considèrent ce sursis comme une simple mise en attente. La résolution durable de cette crise dépendra désormais de la capacité du parti à apporter des réponses concrètes aux griefs soulevés par les législateurs, alors que le gouvernement de l'État continue de qualifier cette affaire de question interne au pouvoir législatif.