Crise migratoire à Sebta : partis politiques en désaccord sur la réponse à l'urgence

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
Crise migratoire à Sebta : partis politiques en désaccord sur la réponse à l'urgence

L’afflux de migrants vers Sebta, en territoire marocain occupé, révèle des fractures politiques et sociales au Maroc. Alors que le PAM insiste sur un dialogue national pour répondre à la détresse des jeunes, le PSU accuse l’exécutif de silence et d’inaction face à une crise humanitaire et politique.

Une crise humanitaire et politique révélatrice

Les événements survenus ces dernières heures à Fnideq, près de Sebta, ont provoqué une onde de choc politique. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a convoqué une réunion extraordinaire de son bureau politique pour analyser une situation qualifiée de « complexe » et nécessitant un débat national. La coordinatrice de la direction collégiale du parti, Fatima-Zahra Mansouri, a souligné l’urgence d’un dialogue élargi, notamment sur les crises éducatives, la formation et la citoyenneté, qui alimentent le désespoir des jeunes. Elle a également exprimé son regret face aux violences commises contre les forces de sécurité, tout en plaidant pour une réconciliation avec les migrants et une réponse adaptée à leur détresse.

Le PAM met en avant les avancées du pays, rappelant que « les orientations du discours royal ouvrent une perspective d’espoir ». Cependant, la responsable politique a reconnu la nécessité d’accélérer les réformes pour répondre aux aspirations de la jeunesse, soulignant que « ce que leur pays peut leur offrir, aucun autre État ne pourra le leur offrir ».

Le PSU pointe l’inaction gouvernementale et le fossé social

Le Parti socialiste unifié (PSU), de son côté, a dénoncé un « silence sans précédent » des médias publics et de l’exécutif face à une situation qualifiée de « préoccupante ». Son secrétaire général, Jamal El Assri, a critiqué la déconnexion de l’État avec les réalités des citoyens, évoquant plus de 40 000 tentatives de migration irrégulière et un exécutif « déconnecté de la réalité ». Il a également souligné que les événements coïncidaient avec une réception royale, suggérant une indifférence des autorités face à la détresse des jeunes.

El Assri a tenu le gouvernement pour pleinement responsable de la crise, estimant que « la voix du peuple, des jeunes et des familles » rejetait clairement la politique gouvernementale. Il a appelé à un devoir de rendre des comptes, soulignant que l’exécutif ne pouvait échapper à sa responsabilité dans cette situation.

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