Crise d’eau potable à Kalehe (Sud‑Kivu) : plus de 14 000 habitants exposés aux risques de maladies hydriques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Crise d’eau potable à Kalehe (Sud‑Kivu) : plus de 14 000 habitants exposés aux risques de maladies hydriques

Une pénurie d’eau potable frappe plusieurs localités du territoire de Kalehe, au Sud‑Kivu, depuis plusieurs jours, mettant plus de 14 000 habitants en danger d’infections d’origine hydrique. Le président de la Nouvelle société civile locale, Benjamin Mungazi, a alerté les autorités et les organisations humanitaires le 22 septembre, appelant à une réponse rapide.

Une situation qui touche plus de 14 000 habitants à Mukwidja

Selon les données de l’administration locale, le village de Mukwidja compte environ 14 200 résidents. La pénurie touche notamment les avenues Kamirogosa 1 et 2, ainsi que Marcel Costier 2/Golgotha, et s’étend au village voisin de Kalangala 1, dans le groupement Mbinga‑Nord. L’absence d’eau potable dans ces zones compromet les besoins quotidiens de la population et augmente la vulnérabilité aux maladies diarrhéiques.

Des infrastructures d’eau gravement détériorées

La société civile locale signale que plusieurs bornes‑fontaines et robinets sont soit inexistants, soit endommagés, voire démolis. Certains points d’eau nécessitent encore le raccordement de tuyaux avant de pouvoir être remis en service. Cette dégradation résulte d’un manque d’entretien prolongé et d’un financement insuffisant pour la maintenance des installations.

Appel à l’intervention des autorités et des ONG

Face à l’urgence, la Nouvelle société civile a sollicité l’intervention des autorités locales, des organisations non gouvernementales et des partenaires humanitaires, en particulier Caritas et la Croix‑Rouge. Les demandes portent sur la construction de nouvelles fontaines, l’installation de réservoirs de stockage et la réhabilitation des infrastructures existantes afin de rétablir un approvisionnement durable.

Risques sanitaires liés à la rupture d’approvisionnement

Le manque d’accès à une eau propre expose la population à des maladies d’origine hydrique, telles que le choléra, la dysenterie et la typhoïde. Benjamin Mungazi a souligné que, sans une réponse rapide, la situation pourrait évoluer en une crise de santé publique, aggravant la charge sur les services médicaux déjà sous‑pression dans la région.

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