Crise de l'électricité à Kinshasa : les abonnés de la SNEL exigent des comptes face aux coupures prolongées

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 111 lectures
Crise de l'électricité à Kinshasa : les abonnés de la SNEL exigent des comptes face aux coupures prolongées

Face à une dégradation persistante de la desserte en électricité, les habitants de plusieurs communes de Kinshasa multiplient les interpellations à l'égard de la Société nationale d'électricité (SNEL). Entre coupures prolongées, facturation contestée et insécurité grandissante, les usagers réclament désormais des explications claires et une refonte de la gestion du service.

Une desserte défaillante au quotidien

Dans des quartiers tels que Bandalungwa, Limete, Lemba, Kintambo ou encore la Gombe, la situation est devenue critique pour de nombreux ménages. Certains habitants rapportent des interruptions de service s'étalant sur plusieurs mois, plongeant des zones entières dans l'obscurité. Au-delà de l'inconfort lié à la chaleur et à la prolifération des moustiques, cette carence énergétique entraîne des conséquences matérielles lourdes, notamment la perte de denrées alimentaires périssables. L'absence d'éclairage public dans ces secteurs alimente également un sentiment d'insécurité croissant parmi les résidents.

Le paradoxe des abonnés prépayés et la facturation

La grogne touche également les usagers du système prépayé, qui se retrouvent privés d'électricité malgré leurs paiements anticipés. Ce dysfonctionnement soulève une vive incompréhension, d'autant que des abonnés soumis à la facturation mensuelle continuent de recevoir des factures pour des périodes durant lesquelles ils n'ont bénéficié d'aucune fourniture. Cette situation pousse les citoyens à exiger une clarification urgente des modalités de facturation et des critères régissant la distribution, alors que la SNEL a annoncé, le 30 septembre, le lancement d'une opération de recouvrement forcé des impayés.

Des horaires de fourniture inadaptés

Les rares moments où le courant est rétabli, souvent entre 23 heures et 4 heures du matin, sont jugés largement insuffisants par les abonnés. Cette plage horaire nocturne ne permet pas de couvrir les besoins essentiels des ménages, qu'il s'agisse de la conservation des aliments ou des activités quotidiennes. Face à ce qu'ils qualifient de gestion opaque, certains usagers, relayés par les réseaux sociaux, envisagent désormais des actions de mobilisation pour exiger une amélioration durable du service et la démission de la direction générale de la société d'État.

Le silence de la direction générale

À ce jour, la direction de la SNEL, sous la responsabilité de Teddy Lwamba, n'a pas répondu aux sollicitations concernant ces réclamations. Alors que la grogne sociale s'intensifie et que des appels à manifester se structurent, l'absence de communication officielle sur l'origine des pannes et les mesures correctives envisagées accentue la fracture entre l'opérateur public et ses usagers.

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