Course à la présidence du NPP : John Boadu en tête mais sous la menace d'un électorat encore indécis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Course à la présidence du NPP : John Boadu en tête mais sous la menace d'un électorat encore indécis

À l'approche de l'élection pour la présidence du Nouveau Parti Patriotique (NPP), l'ancien secrétaire général John Boadu s'impose comme le favori des sondages. Toutefois, une analyse approfondie souligne que le scrutin reste largement ouvert, marqué par une forte indécision au sein du corps électoral et des disparités régionales significatives.

Une avance fragile face à un tiers d'indécis

Selon une étude menée par Africa Policy Lens auprès de 976 délégués régionaux et locaux, John Boadu recueille 38,6 % des intentions de vote globales. Si ce chiffre grimpe à 65 % lorsqu'on ne considère que les électeurs ayant déjà fait un choix, la réalité du terrain est plus nuancée. En effet, 30,7 % des personnes interrogées se déclarent encore indécises, un volume suffisant pour renverser la tendance actuelle. Cette incertitude place cette élection parmi les plus disputées au sein de la direction du parti.

La dynamique des challengers et le poids des régions

L'ancien ministre de l'Énergie, Boakye Agyarko, se positionne comme le principal rival avec 20,7 % des suffrages, accusant un retard de 17,9 points sur le favori. Le rapport met en lumière une polarisation géographique marquée : alors que John Boadu domine largement dans les régions du Bono East et de l'Upper East, il peine à convaincre dans l'Ahafo et le Western North, où Boakye Agyarko réalise ses meilleurs scores. D'autres candidats, tels que Paul Afoko, peinent à percer, plafonnant à 5,9 % des intentions de vote.

Les facteurs clés d'un scrutin incertain

L'analyse identifie trois leviers qui pourraient modifier l'issue du vote. Outre le poids massif des indécis, l'écart entre les deux principaux candidats est jugé relativement faible comparé à d'autres postes de direction au sein du parti. Enfin, le retrait récent de Bernard Antwi Boasiako, dit « Chairman Wontumi », redistribue les cartes. Bien que retiré de la course, ce dernier bénéficiait encore de 3,2 % des intentions de vote, des voix qui devront désormais se reporter sur les candidats restants, intensifiant ainsi la bataille pour le ralliement des délégués dans les zones où le favori est le moins implanté.

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