Depuis 2020, le Sahel a connu six coups d’État militaires. Mali, Burkina Faso, Guinée, Niger, Tchad, Gabon — une vague sans précédent dans l’histoire récente de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Chaque fois, des foules sont descendues dans les rues, agitant des drapeaux russes, brûlant des drapeaux français, réclamant la fin de plus de soixante ans d’ingérence post-coloniale. Le phénomène est massif, complexe, et impossible à réduire à de la simple manipulation exterieure.
Ce qui se passe réellement
Au Mali, la junte du général Goita a chassé les troupes françaises de Barkhane après neuf ans d’opérations qui n’ont pas stoppé l’expansion djihadiste. Au Burkina Faso, le capitaine Traoré a nationalisé des mines d’or exploited par des sociétés étrangères et réclamé le départ des ambassadeurs. Au Niger, les putschistes ont dénoncé les accords militaires avec Paris et fermé l’espace aérien aux avions français. Ces actes ne sont pas des décisions irrationnelles. Ils répondent à une demande populaire profonde de rupture avec un système perçu comme complètement légitime par leurs populations.
La Françafrique : un système à bout de souffle
Le terme « Françafrique » désigne le système de relations entre la France et ses anciennes colonies africaines : bases militaires permanentes, soutien à des dirigeants compliants, accords monétaires du franc CFA, contrats préférentiels pour les entreprises françaises, financement des partis politiques africains alligés à Paris. Ce système a produit soixante ans de stabilité de façade et de développement entravé. Une génération qui n’a connu que les déceptions de ce système refuse désormais de le reconduire. Elle ne mise pas forcément sur les militaires. Elle mise sur la rupture.
Les risques réels des transitions militaires
L’enthousiasme populaire ne doit pas masquer les risques. Aucune des juntes sahEliennes n’a encore tenu les promesses de transition démocratique. Les libertés de presse sont restreintes. Les opposants sont harcelés. Les élections promises sont reportées. L’arrivée de Wagner — rebaptisé Africa Corps — au Mali et au Burkina remplace une dépendance étrangère par une autre. La rupture avec la Françafrique est légitime dans ses motivations. Elle doit s’accompagner d’une construction démocratique réelle. Sans quoi, le peuple sahOlien aura changé de maîtres, pas de condition.
Ce que ce mouvement dit à l’Afrique entière
Les révoltes sahéliennes sont un signal envoyé à tout le continent. La patience a des limites. Les peuples africains ne veulent plus de la stabilité du sous-développement. Ils veulent une souveraineté réelle, des dirigeants qui leur rendent des comptes, une dignité nationale non négociable. Que ce soit par les urnes ou dans la rue, le message est clair : l’époque où l’Afrique acceptait d’être gouvernée depuis Paris, Washington ou Moscou est terminée.
Ce qui se passe réellement
Au Mali, la junte du général Goita a chassé les troupes françaises de Barkhane après neuf ans d’opérations qui n’ont pas stoppé l’expansion djihadiste. Au Burkina Faso, le capitaine Traoré a nationalisé des mines d’or exploited par des sociétés étrangères et réclamé le départ des ambassadeurs. Au Niger, les putschistes ont dénoncé les accords militaires avec Paris et fermé l’espace aérien aux avions français. Ces actes ne sont pas des décisions irrationnelles. Ils répondent à une demande populaire profonde de rupture avec un système perçu comme complètement légitime par leurs populations.
La Françafrique : un système à bout de souffle
Le terme « Françafrique » désigne le système de relations entre la France et ses anciennes colonies africaines : bases militaires permanentes, soutien à des dirigeants compliants, accords monétaires du franc CFA, contrats préférentiels pour les entreprises françaises, financement des partis politiques africains alligés à Paris. Ce système a produit soixante ans de stabilité de façade et de développement entravé. Une génération qui n’a connu que les déceptions de ce système refuse désormais de le reconduire. Elle ne mise pas forcément sur les militaires. Elle mise sur la rupture.
Les risques réels des transitions militaires
L’enthousiasme populaire ne doit pas masquer les risques. Aucune des juntes sahEliennes n’a encore tenu les promesses de transition démocratique. Les libertés de presse sont restreintes. Les opposants sont harcelés. Les élections promises sont reportées. L’arrivée de Wagner — rebaptisé Africa Corps — au Mali et au Burkina remplace une dépendance étrangère par une autre. La rupture avec la Françafrique est légitime dans ses motivations. Elle doit s’accompagner d’une construction démocratique réelle. Sans quoi, le peuple sahOlien aura changé de maîtres, pas de condition.
Ce que ce mouvement dit à l’Afrique entière
Les révoltes sahéliennes sont un signal envoyé à tout le continent. La patience a des limites. Les peuples africains ne veulent plus de la stabilité du sous-développement. Ils veulent une souveraineté réelle, des dirigeants qui leur rendent des comptes, une dignité nationale non négociable. Que ce soit par les urnes ou dans la rue, le message est clair : l’époque où l’Afrique acceptait d’être gouvernée depuis Paris, Washington ou Moscou est terminée.