Côte d'Ivoire : Sébastien Dano Djédjé inculpé pour actes terroristes et placé sous contrôle judiciaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 44 lectures
Côte d'Ivoire : Sébastien Dano Djédjé inculpé pour actes terroristes et placé sous contrôle judiciaire

Le président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), Sébastien Dano Djédjé, a été inculpé lundi 12 octobre à Abidjan pour dix-sept chefs d'accusation, parmi lesquels figurent des actes terroristes, de l'assassinat et une atteinte à la sûreté de l'État. Placé sous contrôle judiciaire après deux heures d'audition à la section antiterroriste, il rejoint une liste grandissante de dirigeants de la formation de Laurent Gbagbo confrontés à la justice depuis un an.

Une audition à la section antiterroriste et des charges graves

Convoqué dans la matinée, Sébastien Dano Djédjé a passé deux heures devant les enquêteurs de la section antiterroriste d'Abidjan. À l'issue de cette audition, le parquet a retenu dix-sept chefs d'accusation contre lui. Selon son avocate, Me Roseline Aka Sérikpa, plusieurs de ces chefs sont directement liés aux troubles électoraux survenus lors de l'élection présidentielle de 2025, sans que la nature exacte de ces liens ne soit détaillée publiquement. Contrairement à son collègue de parti Justin Koné Katinan, placé sous mandat de dépôt un mois plus tôt, le dirigeant a pu regagner son domicile sous le régime du contrôle judiciaire.

Une vague judiciaire qui frappe la direction du PPA-CI

Cette inculpation s'inscrit dans une dynamique judiciaire soutenue visant les hautes sphères du PPA-CI. En l'espace d'un an, plusieurs figures emblématiques du parti ont été interpellées ou incarcérées. Le 4e vice-président, Justin Koné Katinan, est détenu depuis septembre. Damana Pickass, proche collaborateur de Laurent Gbagbo, est incarcéré depuis novembre dernier sous des accusations similaires d'actes terroristes. Cette succession de procédures cible désormais le premier cercle de décision de l'opposition historique ivoirienne.

Opposition et pouvoir : lectures divergentes des procédures

Au sein du PPA-CI, ces arrestations successives sont dénoncées comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Les militants y voient une tentative d'affaiblissement structurel du parti à l'approche d'échéances majeures. De leur côté, les autorités rejettent fermement l'étiquette de prisonniers politiques. Une source gouvernementale a réaffirmé ce week-end auprès de RFI qu'il s'agissait de « prisonniers de droit commun qui ont commis des délits prévus par la loi », écartant toute motivation partisane dans l'ouverture de ces dossiers.

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