Une affaire de corruption présumée secoue la capitale de la Guinée-Bissau depuis plusieurs jours. Selon les informations relayées, un pot-de-vin d’un montant de 30 000 dollars (plus de 15 millions de francs CFA) aurait été destiné à un membre de la délégation de chefs d’État-Major Général des Armées de la CEDEAO, en mission dans le pays pour soutenir la transition vers un retour à l’ordre constitutionnel.
L’information, confirmée par un média portugais, évoque la découverte d’une somme de 15 millions de francs CFA placée sur le lit du chef d’État-Major du Ghana. Ce dernier aurait alerté la tête de la délégation, qui a exigé la vérification des enregistrements des caméras de surveillance de l’hôtel. Les images auraient permis d’impliquer un membre du protocole du Premier ministre, proche collaborateur du président Umaro Sissoco Embalo.
La junte militaire au pouvoir a réagi par un communiqué, qualifiant la journaliste à l’origine de l’enquête de « mercenaire » et démentant toute implication dans le scandale. De son côté, la délégation de la CEDEAO n’a pas encore pris position publiquement sur cette affaire.
Les relations entre les autorités militaires en place et les facilitateurs de la transition constitutionnelle restent tendues, comme en témoignent les tensions passées avec des missions d’évaluation de la CEDEAO et des Nations unies.