COP17 : Le législateur nigérian Martins Achadu appelle à une réforme législative pour protéger les terres et la biodiversité

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 54 lectures
COP17 : Le législateur nigérian Martins Achadu appelle à une réforme législative pour protéger les terres et la biodiversité

La participation de l'État nigérian de Cross River à la 17e session de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17) en Mongolie marque un tournant dans la stratégie environnementale régionale. Martins Achadu, président de la commission de l'éducation et vice-président de la commission de l'environnement à l'Assemblée de l'État, a souligné la nécessité urgente de réviser les cadres législatifs nationaux pour mieux protéger les écosystèmes locaux face aux menaces climatiques.

Un besoin de décentralisation environnementale

S'appuyant sur des études de cas internationales, notamment celle de l'Inde, le législateur a identifié des lacunes majeures dans la gouvernance nigériane. Actuellement, le gouvernement fédéral détient l'essentiel du pouvoir d'octroi des licences minières et agricoles. Achadu préconise une implication accrue des États dans le profilage des entreprises investisseuses. Selon lui, les autorités locales devraient avoir la prérogative de rejeter tout projet qui ne respecterait pas les normes environnementales spécifiques de leur territoire, une autonomie qui fait défaut au cadre législatif actuel.

Lutte contre l'érosion et protection de la faune

L'État de Cross River, caractérisé par une pluviométrie abondante, est particulièrement exposé aux inondations, aux glissements de terrain et à l'érosion. Face à ces risques, le député insiste sur la nécessité d'une surveillance constante des activités industrielles. Il appelle à une mise à jour des lois sur la gestion de la biodiversité, citant la protection des espèces menacées comme les gorilles et les éléphants. L'enjeu est de transformer ce patrimoine naturel en levier de développement durable, en substituant le braconnage par des alternatives économiques pour les communautés locales.

Mobilisation des investissements et suivi politique

La délégation de Cross River a profité de ce sommet pour engager des discussions avec des partenaires internationaux et la Banque mondiale, visant à obtenir des interventions ciblées contre la dégradation des terres. Le législateur a souligné que ces démarches s'inscrivent dans une volonté politique renouvelée au niveau de l'État. À son retour, il prévoit d'organiser des séminaires avec les parties prenantes locales pour transférer les connaissances acquises lors de la COP17 et traduire ces ambitions en réformes concrètes au sein de l'Assemblée.

Vers une meilleure application des normes

Au-delà de la création de nouvelles lois, le défi majeur identifié par le député demeure l'application effective des textes existants. La création récente de brigades forestières dans l'État de Cross River est citée comme une première étape pour endiguer l'exploitation forestière illégale. Pour Achadu, l'expérience de la COP17 agit comme un catalyseur : le Nigeria doit désormais considérer la terre non seulement comme une ressource, mais comme le socle indispensable de la santé publique et de la prospérité économique à long terme.

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